Affaire Tapie: La justice a ordonné la saisie des biens, Tapie pourrait la contester

ENQUETE Le 28 juin, les juges du pôle financier Serge Tournaire et Guillaume Daïeff ont délivré une série d'ordonnances de saisies pénales, selon le site du «Monde»...

Bérénice Dubuc

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Bernard Tapie, le 26 mai 2013, au Vélodrome de Marseille.
Bernard Tapie, le 26 mai 2013, au Vélodrome de Marseille. — KARINE VILLALONGA/SIPA

La justice a ordonné la saisie des biens de Bernard Tapie, affirme Le Monde ce mercredi. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Guillaume Daïeff ont délivré une série d'ordonnances de saisies pénales avec l'accord du parquet de Paris le 28 juin, jour de la mise en examen de l'homme d'affaires pour «escroquerie en bande organisée» dans l'enquête sur l'arbitrage controversé de son litige avec le Crédit lyonnais, précise le quotidien. De son côté, Bernard Tapie envisage de contester cette saisie, selon les informations de BFMTV.

«Principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR»

Selon les deux juges, «Bernard Tapie apparaît comme le principal bénéficiaire des sommes versées par le CDR [l'organisme chargé de solder le passif du Crédit lyonnais] au terme d'une escroquerie dont il apparaît comme l'un des organisateurs».

Et le quotidien d'énumérer les biens de l'homme d'affaires saisis: «deux assurances-vie souscrites en novembre 2008», «les parts sociales détenues par Bernard Tapie dans son hôtel particulier de la rue des Saints-Pères, à Paris, à hauteur de 69.300.000 euros», «la villa "la Mandala» achetée à Saint-Tropez en 2011 pour 48 millions d'euros, «six comptes bancaires, un contrat d'assurance-vie de 180 millions d'euros détenu par la holding Groupe Bernard Tapie domiciliée à Bruxelles, et même les parts de l'homme d'affaires sur la SA Groupe Hersant Media, les journaux La Provence et Nice-Matin».

Le quotidien précise que c'est l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) qui va procéder aux actes.