Paris: Visée par une procédure d’expulsion, Frigide Barjot sera fixée le 18 septembre

Vincent Vantighem

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Frigide Barjot, le 29 mai 2013 à Paris.
Frigide Barjot, le 29 mai 2013 à Paris. — WITT/SIPA
Les avocats de Frigide Barjot avaient besoin d’un peu plus de temps pour préparer la défense de leur cliente. Le procès de l’égérie de la Manif pour tous, menacée par une procédure d’expulsion, a été renvoyé au 18 septembre, a appris 20 Minutes auprès de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) ce mercredi après-midi. Cette dernière avait assigné Frigide Barjot et son mari Basile de Koch pour occupation anormale d’un duplex de 173 m2, à deux pas du Champ-de-Mars.
 

Elle ne sait pas où elle pourra vivre

Propriétaire d’un appartement de 64 m2 dans le 10e arrondissement de la capitale, l’auteure de Confessions d’une catho branchée habite pourtant depuis longtemps avec son mari et ses deux enfants dans ce duplex. Il ne s’agit pas vraiment d’un logement HLM mais d’un logement intermédiaire à loyer libre.
Problème, elle est accusée d’avoir fait domicilier la société Jalons – qui se définit comme un «groupe de farceurs» - dans ce duplex. Via une procédure de sous-location, la société verse un loyer au couple tous les mois, ce qui lui permet, selon la RIVP, de «gonfler artificiellement les charges de la société et donc de payer moins d’impôts».
 

Dans un communiqué, Frigide Barjot a expliqué qu’elle réservait ses réponses à la justice, tout en assurant être «sans emploi» et survivre «en rognant tous les mois sur le capital hérité de [ses] parents». En cas d’expulsion, elle prétend aussi qu’elle ne sait pas où elle pourra bien vivre.