Plus de cinq millions de Français suroccupent leur logement

A. S.

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Portrait d'une famille d'origine tunisienne hébergée dans une pièce de 10 m2 avec 3 enfants, à Paris le 30 janvier 2013.
Portrait d'une famille d'origine tunisienne hébergée dans une pièce de 10 m2 avec 3 enfants, à Paris le 30 janvier 2013. — ALEXANDRE GELEBART/20MINUTES

La suroccupation des logements est un phénomène en baisse mais reste très contrastée selon les régions. Tel est l’enseignement d’une étude de l’Insee publiée jeudi. En 2010, 5,1 millions de personnes suroccupent leur logement (soit 1,4 million de logements concernés), soit 7,4% des ménages, contre 8,2% en 1999.

 Mais les situations sont contrastées. Ainsi, la suroccupation, définie comme le fait qu'un logement soit trop petit pour ses occupants selon des critères très précis*, concerne bien plus souvent les appartements (17% d’entre eux sont suroccupés) que les maisons (2,5%); elle affecte plus rarement les propriétaires (3%) que les locataires (16%).

 Inégalités géographiques  et sociales

Même contraste au niveau géographique. En Ile-de-France, la suroccupation est bien plus importante (18% des ménages) et a progressé depuis 1999. Avec un pic à Paris et en Seine-Saint-Denis, où elle atteint plus d’un ménage sur quatre. La région Paca est loin d’être épargnée avec 11% de suroccupation et des zones littorales tendues.

Dernier contraste, social celui-là. La suroccupation concerne 2% des retraités, 3% des agriculteurs, 5% des cadres et 7% des travailleurs indépendants. Elle monte à 10% chez les ouvriers et 15% chez les employés.

*: Pour qu'un logement ne soit pas considéré comme trop petit, il doit se composer d'au moins une pièce de séjour, une pièce pour chaque couple, une pièce pour chaque autre adulte ayant 19 ans ou plus, une pièce pour deux enfants s'ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans et une pièce par enfant sinon