Leader d'extrême droite agressé à Paris: 6 suspects arrêtés

FAITS DIVERS Alexandre Gabriac, chef des Jeunesses nationalistes, avait été agressé en octobre 2012...

avec AFP

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Six membres d'un groupe d'extrême gauche, soupçonnés d'avoir agressé le leader des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac, en octobre 2012 à Paris, ont été interpellés et seront jugés dans plusieurs mois, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.
Six membres d'un groupe d'extrême gauche, soupçonnés d'avoir agressé le leader des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac, en octobre 2012 à Paris, ont été interpellés et seront jugés dans plusieurs mois, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête. — Remy Gabalda AFP

Six membres d'un groupe d'extrême gauche, soupçonnés d'avoir agressé le leader des Jeunesses nationalistes, Alexandre Gabriac, en octobre 2012 à Paris, ont été interpellés et seront jugés dans plusieurs mois, a-t-on appris ce jeudi de source proche de l'enquête.

Le 1er octobre 2012, Alexandre Gabriac, président des JN, mouvement qu'il avait lancé après avoir été exclu du Front national en avril 2011 après la diffusion d'une photo le montrant en train de faire le salut nazi, avait été agressé dans le 13e arrondissement parisien.

Insultes et gaz lacrymogène

Alors qu'il se trouvait avec un ami, un groupe «circulant dans une voiture "Autolib"», a croisé leur route, aspergeant le leader des JN avec du gaz lacrymogène «et lui lançant des insultes», selon cette source. Une plainte avait alors été déposée.

Neuf mois plus tard, les enquêteurs, en remontant notamment la piste des agresseurs «avec la société de location "Autolib"», sont parvenus à identifier plusieurs suspects, a assuré cette source.

Ces six agresseurs présumés, membres d'un groupuscule d'extrême gauche, ont donc été interpellés mardi et placés en garde à vue dans le commissariat du 13e arrondissement, selon cette source. A l'issue de leur garde à vue, ils ont reçu une convocation pour comparaître en correctionnelle en février 2014 pour «violences commises en réunion», selon une source judiciaire.

Les JN visées par une procédure de dissolution

Ces arrestations interviennent dans un climat tendu entre les groupes d'extrême droite et d'extrême gauche depuis la mort de Clément Méric le 5 juin lors d'une bagarre avec des skinheads à Paris.

Alexandre Gabriac avait qualifié la mort de Méric de «malheureux fait divers», indiquant que sa formation enverrait de l'argent en prison au skinhead incarcéré, principal suspect mis en examen pour «violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner».

Les JN sont visées depuis mardi par une procédure de dissolution par la préfecture du Rhône, tout comme l'une des formations d'extrême droite les plus anciennes, l'Oeuvre française. Le ministère de l'Intérieur a estimé que ces deux formations prônaient «toutes deux (...) une idéologie ouvertement xénophobe et violente».