Affaire Tapie: Quatrième jour de garde à vue pour l'homme d'affaires

JUSTICE Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment il a plaidé sa cause à l'Elysée et à Bercy...

avec AFP

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Bernard Tapie à Marseille le 26 mai 2013.
Bernard Tapie à Marseille le 26 mai 2013. — P. MAGNIEN / 20 MINUTES

Bernard Tapie a entamé ce jeudi matin son quatrième jour de garde à vue, qui avait été prolongée mercredi de 48 heures dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage controversé avec le Crédit Lyonnais mais qui peut toutefois être interrompue à tout moment.

Les gardes à vues de son avocat, Me Maurice Lantourne, et de Jean Bruneau, ancien président de l'association des petits porteurs BTF (Bernard Tapie Finances), avaient également été prolongées de 48 heures mercredi.

Eventuels liens aves les arbitres

Bernard Tapie avait été placé en garde à vue lundi matin, de même que Jean Bruneau. Avocat de Bernard Tapie, Me Lantourne avait été de nouveau mis en garde à vue mardi après une première garde à vue de quelques heures le 28 mai.

Cette mesure peut durer jusqu'à 96 heures car l'enquête porte sur des soupçons de «bande organisée». Elle pourrait donc se prolonger jusqu'à vendredi matin au plus tard. Dans cette affaire, les juges d'instruction soupçonnent l'arbitrage - au terme duquel Bernard Tapie s'était vu octroyer 403 millions d'euros en 2008 - d'avoir été biaisé au profit de l'homme d'affaires, aujourd'hui âgé de 70 ans.

Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment Bernard  Tapie a plaidé sa cause à l'Elysée et à Bercy, et quels pouvaient être ses éventuels liens avec les arbitres.

Trois mis en examen

Avocat de longue date de Bernard Tapie, qu'il a connu en 1996, Me Lantourne est notamment soupçonné d'avoir eu avant l'arbitrage des relations professionnelles avec l'un des arbitres, Pierre Estoup, et de ne pas en avoir fait état au moment de l'arbitrage, comme l'exige la loi.

Pierre Estoup est l'une des trois personnes poursuivies dans ce dossier. Il a été mis en examen pour «escroquerie en bande organisée», à l'instar de Stéphane Richard, le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de l'ancienne ministre de l'Economie et actuelle patronne du FMI, Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, ancien patron du CDR (Consortium de réalisation, chargé du passif du Crédit Lyonnais).