Mort de Clément Méric: L'imbroglio continue autour de la vidéo de la scène du drame

FAITS DIVERS France Inter affirme ce jeudi que personne sauf la police judiciaire n'a vu les images...

E.O.

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Rassemblement et manifestation contre le fascisme et l'homophobie suite à l'agression et la mort de Clément Méric, le 23 juin 2013 à Paris.
Rassemblement et manifestation contre le fascisme et l'homophobie suite à l'agression et la mort de Clément Méric, le 23 juin 2013 à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Qui a vu quoi? Deux jours après la révélation de l’existence d’une vidéo de l’agression qui a coûté la vie à Clément Méric, le 5 juin à Paris, de nombreuses questions restent en suspens autant sur le contenu des images que sur leur provenance. 

Mardi, RTL indiquait que la bande émanait d’une caméra de la RATP à la station Havre-Caumartin. Une affirmation rejetée mercredi par la régie, qui a assuré à Politis «être sûre que la vidéo ne provient pas de chez (elle)». «De toute façon, nous n’avons pas le droit de filmer la voie publique», a précisé la RATP. 

Les juges n’ont pas visionné la bande

Que montrent ces images? Que le jeune militant antifasciste a provoqué son agresseur, comme l’affirmait RTL? Ou qu’elles n’apprennent rien de nouveau, comme l’indiquait Libération qui, citant un commissaire de la PJ, soulignait que rien ne permettait de dire que Clément Méric avait «déclenché l’agression» sur son meurtrier présumé?

Ces interprétations ont nourri les théories des opposants aux militants d’extrême gauche, qui se sont empressés mardi de faire valoir que Clément Méric avait cherché la bagarre tandis que les skinheads avaient cherché à fuir.

Pourtant, selon France Inter, personne, hormis la police judiciaire, n’a encore vu la vidéo. Les juges eux-mêmes n’ont pas encore visionné les images. «C'est une non-affaire, cette vidéo», s'est agacé auprès de la station une source policière, qui estime que, de toute façon, savoir qui a porté le premier coup n’est pas la question principale.