Le maire de Corbeil-Essonnes en garde à vue

POLICE Elle intervient dans le cadre d'une enquête sur une tentative d'homicide volontaire qui pourrait être liée à des soupçons de fraude électorale...

avec AFP

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La liste UMP de Jean-Pierre Bechter a gagné dimanche l'élection à Corbeil-Essonnes.
La liste UMP de Jean-Pierre Bechter a gagné dimanche l'élection à Corbeil-Essonnes. — G. BASSIGNAC / JDD / SIPA

Le maire (UMP) de Corbeil-Essonnes (Essonne) Jean-Pierre Bechter a été placé mercredi en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur une tentative d'homicide volontaire commise en février et qui pourrait être liée à des soupçons de fraudes électorales, a-t-on appris de source judiciaire. Jean-Pierre Bechter, bras droit du sénateur (UMP) de l'Essonne et industriel Serge Dassault, est entendu dans les locaux de la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles, avec le directeur du service jeunesse de la mairie, selon cette source.

Quand le faits divers rejoint la politique

Plongée dans un climat délétère depuis plusieurs années, la vie politique à Corbeil-Essonnes a rejoint cet hiver la chronique des faits divers à la suite de deux règlements de comptes perpétrés en moins de trois semaines en février, au cours desquels deux jeunes hommes furent la cible de coups de feu. L’une des victimes, Rachid Toumi, dans une interview accordée au Parisien, a affirmé que ces règlements de compte étaient la conséquence d’un système présumé d’achat de votes mis en place par le sénateur Serge Dassault et l’actuel maire de la commune, Jean-Pierre Bechter. «Corbeil, c’est devenu un système mafieux. L’argent de Dassault a tout pourri», avait-il lâché dans une vidéo, le visage caché.

Deux perquisitions distinctes

Mardi, deux perquisitions distinctes avaient eu lieu simultanément à la mairie de Corbeil-Essonnes. L'une concernait des soupçons d'achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux lors des campagnes municipales de 2008 à 2010 remportées par le sénateur Serge Dassault puis son bras droit Jean-Pierre Bechter, faits pour lesquels une information judiciaire a été ouverte fin mars à Paris. Cette perquisition était menée par les agents de la division nationale d'investigations financières et fiscales (Dniff).

L'autre perquisition concernait les deux tentatives d'homicide, et était menée par les policiers de la brigade criminelle de la Direction régionale de la Police judiciaire (DRPJ) de Versailles, qui travaillent sous l'autorité d'une juge d'instruction d'Évry.

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