Amiens: Le procès de l'ancien ministre Gilles de Robien renvoyé au 16 janvier

JUSTICE L'ancien ministre est accusé d'homicide involontaire...

avec AFP

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Le procès de l'ancien ministre et ancien maire UDF d'Amiens Gilles de Robien, qui devait être jugé mardi à Amiens pour homicide involontaire après la mort d'un jeune sur un chantier de la ville, a été renvoyé au 16 janvier, selon le parquet d'Amiens.

L'audience a été reportée car «un supplément d'information a été ordonné par le tribunal» correctionnel, a indiqué le parquet. «La présidente du tribunal a considéré que le dossier présenté n'était pas suffisant» et a ordonné des «auditions et des vérifications», a expliqué l'avocat de M. de Robien, Me Hubert Delarue.

L'affaire, qui remonte à plus de dix ans, avait été renvoyée plusieurs fois ces derniers mois, notamment pour des questions d'organisation.

Absence d’enquête technique préalable

Le 22 février 2002, Hector Loubota, 19 ans, employé en contrat emploi solidarité, travaillait à la réfection d'un mur, sur le chantier de la citadelle des quartiers nord d'Amiens, lorsqu'un pan du mur s'était effondré sur son crâne, le tuant sur le coup. L'avocat de la famille Loubota incrimine l'absence d'enquête technique préalable sur la sécurité du chantier.

Pour Me Delarue, défenseur de M. de Robien, ce n'était pas l'ancien maire qui était décisionnaire de ces mesures d'expertise, mais les services techniques de la ville. Un procès avait déjà eu lieu en juillet 2009, lors duquel un cadre de la mairie d'Amiens avait été relaxé.

Une lettre produite à l'audience était à l'origine de cette relaxe et, incidemment, de la comparution de l'ancien maire d'Amiens. L'adjoint à l'urbanisme y faisait part à son maire d'une proposition d'expertise de l'architecte en chef des Bâtiments de France, annotée par M. de Robien, qui déclinait cette proposition.