Furosémide: Pas de somnifère retrouvé dans les analyses du retraité décédé dans le Var

SOCIETE Les cachets du diurétique n'avaient pas été échangés par un somnifère...

avec AFP

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Toulouse, le 10 juin 2013. Des  boîtes de Furosemide des laboratoires Teva.
Toulouse, le 10 juin 2013. Des  boîtes de Furosemide des laboratoires Teva. — F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Les analyses toxicologiques du retraité de 78 ans décédé à Hyères (Var), qui prenait du diurétique Furosémide du laboratoire Teva, dont des boîtes auraient fait l'objet d'un mauvais conditionnement, n'ont pas révélé la présence de somnifère Zopiclone, a-t-on appris ce mardi auprès du parquet de Toulon.

«Les analyses toxicologiques ne révèlent pas la présence de Zopiclone», a indiqué le procureur de la République à Toulon, Xavier Tarabeux.

Ce retraité, quatrième personne décédée signalée dans cette affaire, avait rapporté lui-même les lots incriminés à son pharmacien. Il est décédé des suites d'un oedème pulmonaire.

Fin de l'alerte annoncée

Une enquête préliminaire pour recherche des causes de la mort de cet homme avait été ouverte à Toulon à la suite de l'enquête préliminaire ouverte à Paris sur le mauvais conditionnement de boîtes du Furosémide.

Depuis, le patron de l'Agence du médicament (ANSM) a annoncé le 20 juin la «fin de l'alerte» sur le diurétique Furosémide du laboratoire Teva après le retrait de toutes les boîtes, malgré la présence de somnifère constatée par un pharmacien Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), un «phénomène isolé» selon l'ANSM.

L'autopsie du Varois n'avait pas permis «d'attribuer ce décès à la prise du médicament incriminé», avait indiqué le 13 juin M. Tarabeux.