Don d'organes: «Il faut penser aux vies qui peuvent être sauvées»

VOS TÉMOIGNAGES es internautes nous donnent leur position sur le don d’organes...

Cédric Garrofé

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Visuel de la campagne pour le don d'organes de l'Agence de biomédecine, lancée en juin 2013.
Visuel de la campagne pour le don d'organes de l'Agence de biomédecine, lancée en juin 2013. — DR

Le sujet n’est pas toujours facile à aborder. Pourtant, le simple fait d’en discuter avec ses proches peut sauver des vies. Donner ou non ses organes à sa mort est une décision à laquelle il faut mûrement réfléchir. Et une fois prise, demander une carte ou bien faire connaître votre position à votre famille.

A l’occasion de la 13e journée nationale de réflexion sur le don d’organes ce 22 juin, plusieurs internautes ont répondu à notre appel pour nous parler de cet acte.

Aujourd’hui, un infime pourcentage des personnes favorables au don d’organes ne demandent pourtant par leur carte de donneur. A défaut d’en posséder une, Stéphane propose de faire connaître sa position sur sa carte vitale. Une solution qui pourrait permettre de démocratiser l’acte?

Le sujet peut également se révéler tabou. Evoquer la mort avec ses proches n’est pas toujours facile. Pour épargner ses enfants, et la discussion avec eux, Valérie a préféré commander sa carte. «C'est plus simple pour tout le monde», nous précise-t-elle.

Martine, elle, n’a pas vraiment hésité. «J'en ai parlé à mes enfants, qui eux aussi on fait le choix de donner leurs organes.» Elle raconte toutefois les difficultés à convaincre son mari. « Nous en avons débattu plus de 4 heures, il ne voulait pas donner son accord. Le lendemain, il avait changé d’avis!»

Zezette, qui a œuvré plusieurs années a tenté de démocratiser l’acte dans un hôpital, est satisfaite à l’idée d’avoir été utile. «Je faisais partie de cette formidable chaîne. Il faut que l’on continue d’en parler, et que tout les gens se sentent concernés. Peut-être qu’un jour, nous aussi nous aurons besoin d’une greffe.»

Plus poignant, le témoignage de Cyrille, qui a connu son épouse, insuffisante rénale, en 1990. «La simple douche du matin l’épuisait.» En 2012, sa femme montre des signes de fatigue de plus en plus importants, et s’enfonce dans la dépression. Après 9 mois de tests, il s’aperçoit qu’il est compatible et opte pour une opération radicale, le don de l’un de ses reins. «Ma femme peut désormais vivre normalement, travailler, jouer avec ses enfants.»

Si vous jugez le sujet «glauque» ou que vous hésitez encore à prendre position, Stéphane conseille simplement: «Il ne faut pas penser à la mort, au contraire il faut penser aux vies qui peuvent être sauvées et aux familles qui pourront être heureuses. Tout le monde devrait prendre conscience de ça.»

>> Et vous, avez-vous parlé du don d’organes avec vos proches? Comment avez-vous abordé le sujet? Souhaitez-vous être donneur? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.