Catherine Barba : «Réussir, c’est prendre des risques en entreprenant»

Delphine Bancaud

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Catherine Barba, serial entrepreneuse
Catherine Barba, serial entrepreneuse — IBO/SIPA

Qui est la femme d’aujourd’hui ? Que veut-elle ? Quelles sont ses ambitions et ses valeurs ? 20 Minutes et Terrafemina.com, en partenariat avec l’institut CSA, livrent l’observatoire «Dans le miroir des femmes». Une introspection en trois vagues qui se penchera sur leur rapport au corps, à l’ambition et, enfin, à la féminité. Pour ce deuxième volet, c’est la question deleur rapport à l’ambition qui a été posée.  Pour illustrer le sondage, 20 minutes a interrogée la serial entrepreneuse Catherine Barba sur son parcours. Portrait.

«Mon ambition ? Avoir du plaisir à travailler et repousser mes limites», confie Catherine Barba. Des aspirations que cette jeune femme a déjà pleinement assouvies. Diplômée de l’ESCP Europe (Ecole supérieure de commerce de Paris) en 1996, elle refuse de s’inscrire dans une carrière tracée d’avance. «Pour mon entourage, réussir, c’est gravir tous les échelons de l’entreprise. Mais pour moi, affirme-t-elle, c’est plutôt prendre des risques en entreprenant.» Un pari à chaque fois gagnant. En 2004, cette serial entrepreneuse crée le portail de shopping Cashstore.fr, qu’elle revend en 2010. Puis elle fonde le cabinet de conseil en e-business Malinea, revendu en 2011. Catherine Barba est désormais à la tête de CB Group, où elle conseille notamment les magasins qui se lancent en ligne.

Et lorsqu’elle revend une entreprise, Catherine Barba n’investit pas dans l’art, mais dans les start-up innovantes. «Je suis “business angel” pour sept entreprises. Car on m’a donné beaucoup, il est donc normal que je rende un peu», explique-t-elle. Un partage d’expérience dont profitent les jeunes entrepreneuses. «J’ai consciente d’avoir été parmi les pionnières dans le digital, mais je leur explique que c’est beaucoup moins dur d’y être une femme que dans des secteurs traditionnellement masculins !» s’amuse-t-elle. Catherine Barba avoue quand même avoir dû consentir quelques sacrifices pour réaliser tous ses rêves professionnels. «Je n’ai eu qu’un enfant, mais c’est déjà une chance», relativise-t-elle.

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