Société

Le réalisateur Bob Swaim devant la justice jeudi pour agression sexuelle

Le réalisateur américain Bob Swaim doit comparaître jeudi devant le tribunal correctionnel de Paris pour agression sexuelle sur la personne d'une de ses élèves, six ans après les faits, un procès qui a déjà été renvoyé trois fois. Selon l'accusation, le viol requalifié en «agression sexuelle» se serait produit en février 2007, au domicile de l'étudiante, américaine également, et de son petit ami.

Le rendez-vous du professeur et de l'élève s'était transformé en séance de photographies dénudées, «érotiques mais pas pornographiques» selon la défense, séance qui aurait dérapé.

Il reconnait une relation sexuelle

Robert «Bob» Swaim (69 ans aujourd'hui), qui avait, dans un premier temps, nié toute relation sexuelle avec la jeune femme, alors âgée de 22 ans, a reconnu l'existence d'un rapport mais assuré qu'il avait été initié par l'étudiante. Initialement présentés comme un viol, les faits ont ensuite été redéfinis comme une agression sexuelle.

En France, les faits de «viol», normalement passibles des assises, peuvent être requalifiés en «agression sexuelle», avec l'accord de la victime présumée, et jugés devant un tribunal correctionnel.

L'affaire est déjà venue plusieurs fois à l'audience, mais a été à chaque fois renvoyée, notamment en l'absence d'une expertise psychiatrique ou du fait d'une ordonnance de renvoi insuffisamment motivée, de l'avis du juge.

César du meilleur film

Bob Swaim est connu en France pour avoir réalisé «La Balance» (1982), avec Nathalie Baye et Philippe Léotard, à une époque où il se partageait entre Paris et Hollywood avec plusieurs contrats de la MGM, notamment «Escort Girl» avec Sigourney Weaver et Michael Caine.

Beau succès populaire avec 4,1 millions d'entrées, «La Balance» avait reçu, en 1983, le César du meilleur film, du meilleur acteur (Philippe Léotard) et de la meilleure actrice (Nathalie Baye). Son dernier long métrage, «Nos amis les flics», parodie de film policier réunissant Daniel Auteuil, Frédéric Diefenthal et Lorant Deutsch, remonte à 2004.