Journaliste violenté à Montreuil: Levée de garde à vue pour les agents de sécurité

avec AFP

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La garde à vue de trois agents de sécurité municipaux de Montreuil auteurs présumés de violences sur un journaliste en mai dans cette commune de Seine-Saint-Denis a été levée vendredi, et l'enquête préliminaire se poursuit, a-t-on appris de source judiciaire.

Ils avaient été placés jeudi en garde à vue pour «faire toute la lumière sur les circonstances exactes» de l'agression, qui a eu lieu en marge d'un festival de musique techno, selon cette source.

La victime, un journaliste travaillant pour une agence de presse télé, TSVP, avait porté plainte le 21 mai, racontant avoir été agressé deux jours plus tôt, vers 02H00, devant le Palais des congrès de Montreuil, où se tenait le festival.

Violemment plaqué au mur puis au sol

Dans sa plainte, il avait raconté avoir été agressé après avoir pris en photo des agents municipaux munis de bombes lacrymogènes, ce qui est illégal. Violemment plaqué au mur puis au sol, il avait été contraint de donner le code de son téléphone portable au directeur de la sécurité publique de Montreuil, qui avait alors effacé les photos.

Ce directeur, qui chapeaute un service d'une cinquantaine de personnes dont des agents de médiation, de surveillance de la voie publique et des policiers municipaux, a été mis à pied pour «faute professionnelle grave», début juin, par la ville de Montreuil.

La maire écologiste, Dominique Voynet, a expliqué que cette mise à pied avait été décidée après le visionnage d'une vidéo de l'altercation, dans laquelle le directeur de la sécurité de la commune est filmé en train de dire au journaliste: «Je vais te démonter la gueule».