Ce lundi 8 juin, la marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris.
Ce lundi 8 juin, la marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris. — BRAZIL AIR FORCE

Société

Crashs aériens: Les proches des disparus veulent une autorité internationale

JUSTICE – Les associations de victimes de plusieurs crashs se réunissent, samedi à Paris, pour évoquer ce projet…

Depuis qu’il a lancé l’idée, Claude Fouchard a reçu beaucoup de coups de fil. «Même les victimes du crash de Katyn en Russie m’ont contacté», assure le président de l’association des proches des disparus du crash de Charm-el-Cheikh (Egypte). Samedi, il a prévu de réunir à Paris les différentes associations de victimes de crashs aériens.

«A chaque fois, on se heurte à des problèmes de collaboration entre les différents pays, entre celui où est domiciliée la compagnie, celui où a lieu le crash, celui d’où sont originaires les victimes, explique celui qui a perdu onze membres de sa famille le 3 janvier 2004. L’idée, c’est donc de proposer la création d’une autorité internationale qui aurait des pouvoirs judiciaires et d’investigation en matière de crashs aériens.»

«Il faut beaucoup de compétences»

Samedi, outre les responsables de l’association du crash de Charm-el-Cheikh, il devrait y avoir ceux de l’accident du Mont Saint-Odile, ceux du crash de la Yemenia et bien sûr les membres de l’association de victimes du vol Rio-Paris. Dont Robert Soulas: «C’est toujours une bonne chose de se voir. Cela permet d’envisager des solutions communes à nos problèmes. Même si chaque crash est différent.»

Selon lui, pour créer une autorité internationale, il faudrait d’abord réunir «beaucoup de compétences». Il faudrait surtout convaincre les autorités de tous les pays. «En matière de crash aérien, la réponse pénale est difficile, avoue Jean-Pierre Bellecave, l’avocat qui défend les victimes du crash de Charm-el-Cheikh.» Il suffit de se souvenir qu’après des années de procédure, les affaires du crash du Concorde et de celui du Mont Saint-Odile ont abouti à des relaxes générales.