Procès du Cercle Concorde à Marseille: cinq ans ferme requis contre Paul Lantieri

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Cinq ans de prison ferme ont été requis à l'encontre de Paul Lantieri, lundi au procès du cercle de jeux parisien Concorde devant le tribunal correctionnel de Marseille, qui juge 20 prévenus depuis trois semaines dans cette vaste et sombre affaire de luttes entre clans corses pour le contrôle de l'établissement.
Cinq ans de prison ferme ont été requis à l'encontre de Paul Lantieri, lundi au procès du cercle de jeux parisien Concorde devant le tribunal correctionnel de Marseille, qui juge 20 prévenus depuis trois semaines dans cette vaste et sombre affaire de luttes entre clans corses pour le contrôle de l'établissement. — Gerard Julien AFP

Cinq ans de prison ferme ont été requis lundi par le procureur du tribunal correctionnel de Marseille à l'encontre de Paul Lantieri, le principal prévenu au procès du cercle de jeux parisien Concorde, qui avait fait sa réapparition au premier jour d'audience après six années de cavale.

L'homme d'affaires, qui comparaît depuis le 27 mai notamment pour abus de confiance et de biens sociaux, association de malfaiteurs, blanchiment en bande organisée, est jugé avec d'anciens salariés du cercle, des membres présumés du milieu corso-marseillais, un banquier suisse et l'ex-gendarme Paul Barril, absent à l'audience.

Contre le financier suisse François Rouge, quatre ans de prison dont un an avec sursis ont été requis. Contre l'ex-gendarme Paul Barril, ancien numéro 2 du GIGN, une peine de dix mois avec sursis et 5.000 euros d'amende a été réclamée, et un an ferme et 10.000 euros d'amende à l'encontre de Roland Cassone.

Quatre ans ferme avec délivrance d'un mandat d'arrêt ont été requis contre Jean-François Federici, en cavale.

Les procureurs Jean-Luc Blachon et Cédric Saunier ont par ailleurs sollicité la relaxe de cinq prévenus (sur les 20 jugés au total dans cette affaire), au cours d'un réquisitoire de trois heures.

«Les cercles de jeux ne sont pas des tripots mais sont souvent des lieux où on s'étripe,» a relevé M. Blachon.

Le tribunal étudie depuis le 27 mai ce dossier aux ramifications multiples, tournant autour d'un cercle de jeux soupçonné d'avoir fonctionné de façon illégale et blanchi des fonds d'origine illicite. Le procès doit s'achever jeudi.