René Frydman, gynécologue-obstétricien, figure de la fécondation in vitro, le 28 février 2011.
René Frydman, gynécologue-obstétricien, figure de la fécondation in vitro, le 28 février 2011. — BATEL/SIPA

SANTE

Pour le professeur Frydman, il n'y a «pas plus d'infertilité chez les enfants nés par PMA»

Le professeur a supervisé l'accouchement d'Amandine, premier «bébé éprouvette», qu'il avait lui-même, trente-et-un ans plus tôt, fait venir au monde...

En 1982, Amandine, le premier «bébé éprouvette», naissait à l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine). Mercredi, la jeune femme de 31 ans a accouché de manière naturelle et a voulu rendre public son accouchement dans le but de montrer aux autres enfants nés de la procréation médicalement assistée (PMA) qu’il était possible d’avoir un bébé de façon naturelle.

Le professeur René Frydman, qui a permis la naissance d’Amandine, appuie sa démarche. «Statistiquement, on retrouve les mêmes problèmes de stérilité chez les enfants nés de la PMA que chez les autres», indique-t-il au Figaro.fr. «Autrement dit, les enfants issus de la PMA sont les mêmes que les autres.»

Amandine a choisi le professeur Frydman pour superviser la naissance de sa fille. Comme sa mère l’avait fait il y a trente-et-un ans. «Beaucoup de filles dont j’ai fait l’accouchement des mères, issues d’ailleurs ou non de la PMA, me demandent de pratiquer leur accouchement. Pour moi, c’est la marque du temps qui passe et en même temps, c’est un peu irréaliste, intellectuellement étrange», a confié au site l’obstétricien.