Attaque d’étudiants chinois en Gironde: Trois jeunes placés en détention

avec AFP

— 

Capture d'écran du lieu de l'agression, le 14 juin à Hostens, de six étudiants chinois en oenologie.
Capture d'écran du lieu de l'agression, le 14 juin à Hostens, de six étudiants chinois en oenologie. — 20 Minutes

Trois jeunes âgés de 19 et 20 ans ont été mis en examen à Bordeaux pour violences aggravées et placés en détention dimanche soir, à la suite de l'agression de six étudiants chinois en Gironde, a annoncé lundi matin le parquet de Bordeaux. Les trois jeunes sont poursuivis pour des faits de «violence aggravée» par différentes circonstances, en particulier «l'usage ou la menace d'une arme», «l'état d'ivresse» et «la discrimination en lien avec une race», a-t-on précisé de même source. Après leur mise en examen, ils ont été placés en détention.

L'agression dans la nuit de vendredi à samedi, a été révélée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui a condamné cet acte et assuré les victimes de son «entier soutien».Au cours de la rixe, des insultes xénophobes ont été proférées, avait précisé le ministre. Surtout, une jeune étudiante chinoise de 24 ans a été blessée au visage par le jet d'une bouteille, ce qui a entraîné son hospitalisation. Selon une source proche du dossier, la jeune femme a subi une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux et son état de santé était jugé satisfaisant dimanche matin.

Un acte «portant atteinte à la France»

Dimanche, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est monté au créneau pour condamner l'agression «xénophobe» de ce groupe d’étudiants chinois en Gironde où ils apprennent l'oenologie, alors qu'à Paris l'ambassade de Chine a condamné les faits, appelant les autorités à prendre des mesures pour garantir la sécurité des étudiants. Le ministre a qualifié l’agression d’acte portant atteinte «à l'image de la France», avant d'exiger des sanctions judiciaires rapides.

L'ambassade de Chine en France a de son côté condamné «vivement», dans un communiqué ce qu'elle a qualifié «d'attaque du 14 juin».

La Chine est le 3e marché pour les vins français, et bientôt 2e marché au monde en valeur à l'horizon 2016, selon une étude Vinexpo.