Mariage pour tous: Le maire d’Arcangues va «reconsidérer sa position»

avec AFP

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Figurines symbolisant le mariagepour tous au salon du mariage à Strasbourg, le 6 janvier 2013.
Figurines symbolisant le mariagepour tous au salon du mariage à Strasbourg, le 6 janvier 2013. — GILLES VARELA/20 MINUTES

Le maire (divers droite du village basque d'Arcangues (Pyrénées-Atlantiques), Jean-Michel Colo, qui refuse de marier un couple d'homosexuels, a annoncé vendredi qu'il allait bientôt se réunir avec l'exécutif municipal pour «reconsidérer sa position».

Dans un communiqué lu à une correspondante de l'AFP, il dit toutefois «s'accorder un temps de réflexion afin de ne pas céder au tribunal médiatique». «Les adjoints m'ont renouvelé leur confiance et leur solidarité dans le refus de célébrer des mariages gay. Les élus, à l'unanimité, ne céderont pas au tribunal médiatique qui préannonce leur décision avant même qu'ils ne se soient réunis», a-t-il indiqué à l'AFP, précisant avoir averti le préfet des Pyrénées-Atlantiques de sa décision.

Le maire s’était attiré les condamnations de maintes associations et partis politiques, mais aussi les menaces du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, qui a rappelé que les maires réfractaires s'exposaient à des «sanctions importantes».

Le couple s’impatiente

Deux conseillères municipales du village de 3.000 habitants, Arbella d'Arcangues et Isabelle Benmergui, avaient offert une solution cette semaine au maire et à ses adjoints, en proposant de procéder l'une ou l'autre au mariage gay par délégation.

Les deux hommes concernés, Guy Martineau-Sepel et Jean-Michel Martin, ont exprimé vendredi leur impatience: «Le temps de la réflexion pour M. Colo et ses adjoints est passé. Ils jouent avec nos nerfs. Nous sommes meurtris et il n'y a pas que nous, si l'on en croit les appels que nous recevons. Soit ils disent oui, soit ils disent non. Il n'y a pas à attendre. Nous allons déposer notre dossier à l'état civil à la mairie.»