Les collégiens de Seine-Saint-Denis font bon voyage

Oihana Gabriel
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Des collégiens dans une salle de classe.
Des collégiens dans une salle de classe. — LE MOINE MICHEL/SIPA

Un petit tour du côté de Broadway, des mosquées d’Istanbul ou des  volcans d’Auvergne… Les voyages forment la jeunesse. Dans le 93 aussi.  Depuis septembre 2009, un partenariat liant le Conseil général de  Seine-Saint-Denis et la Fondation BNP-Paribas, nommé Odyssée Jeunes,  a permis à 24.000 collégiens du département de partir en voyage  scolaire. D’une durée moyenne de quatre ou cinq jours, ce programme a  profité à 95% des collèges publiques et 18 des 19 collèges Eclair, les  établissements accueillants les élèves les plus en difficulté.

Permettre à des collégiens de partir sans ruiner les parents

L’objectif d’un tel dispositif: alléger la contribution des familles à  de tels projets pour qu’aucun des collégiens de Seine-Saint-Denis ne  soit privé de voyage pour des raisons financières dans un département  qui cumule jeunesse et difficultés sociales. Odyssée Jeunes couvre ainsi  50% des dépenses de tous les voyages scolaires. Couplé avec des aides  sociales, les familles dépensent donc  70 euros pour un séjour en France  au lieu de 270 euros.

 «Le voyage scolaire permet de compenser les inégalités sociales, se félicite Stéphane Troussel   (PS), président du département. Pour bon nombre de ces collégiens,  c’est leur premier voyage. Souvent, ils ne sont jamais sortis de leur  quartier. Ça les aide à s’investir dans les apprentissages.»

Ecrire un blog pour raconter son séjour

Odyssée Jeunes améliore les niveaux de ces élèves en langues, c’est  le bilan d’une étude, menée entre décembre 2011 et octobre 2012 pour  analyser les effets de ce programme. Sur les 597 voyages organisés, 25%  ont permis aux adolescents d’aller en province et 25% au Royaume-Uni.  L’étude révèle un intérêt évident: le bénéfice en terme de relationnel,  entre enseignants et élèves, mais aussi entre filles et garçons quand la  solidarité est essentielle pour porter les bagages, organiser la vie en  communauté et faire du sport ensemble.

Les projets interdisciplinaires séduisent aussi les enseignants qui,  mêlant anglais et histoire,  travaillent à des questionnaires pour les  hôtes ou des recherches pour jouer au guide dans les musées. Certains  proposent un blog pour que les élèves partagent leurs  expériences pendant et après le séjour.

Un partenariat renouvelé

La Fondation BNP-Paribas assure avoir renouvelé ce partenariat sur  trois ans pour un montant de 4 millions d’euros. Un dispositif qui  s’inscrit dans un plus large «Projet Banlieues» lancé après les émeutes  de 2005. Et le coup de pouce s’explique aussi par l’implantation à  Pantin (Seine-Saint-Denis) de 3.000 salariés de BNP Paribas Securities  Services. «Beaucoup de nos collaborateurs s’installent en  Seine-Saint-Denis, les questions de l’école touchent donc nos équipes»,  explique Michel Pébereau, président de la Fondation.

Permettre à des collégiens de partir sans ruiner les parents

L’objectif d’un tel dispositif: alléger la contribution des familles à de tels projets pour qu’aucun des collégiens de Seine-Saint-Denis ne soit privé de voyage pour des raisons financières dans un département qui cumule jeunesse et difficultés sociales. Odyssée Jeunes couvre ainsi 50% des dépenses de tous les voyages scolaires. Couplé avec des aides sociales, les familles dépensent donc  70 euros pour un séjour en France au lieu de 270 euros.

 «Le voyage scolaire permet de compenser les inégalités sociales, se félicite Stéphane Troussel  (PS), président du département. Pour bon nombre de ces collégiens, c’est leur premier voyage. Souvent, ils ne sont jamais sortis de leur quartier. Ça les aide à s’investir dans les apprentissages.»

Ecrire un blog pour raconter son séjour

Odyssée Jeunes améliore les niveaux de ces élèves en langues, c’est le bilan d’une étude, menée entre décembre 2011 et octobre 2012 pour analyser les effets de ce programme. Sur les 597 voyages organisés, 25% ont permis aux adolescents d’aller en province et 25% au Royaume-Uni. L’étude révèle un intérêt évident: le bénéfice en terme de relationnel, entre enseignants et élèves, mais aussi entre filles et garçons quand la solidarité est essentielle pour porter les bagages, organiser la vie en communauté et faire du sport ensemble.

Les projets interdisciplinaires séduisent aussi les enseignants qui, mêlant anglais et histoire,  travaillent à des questionnaires pour les hôtes ou des recherches pour jouer au guide dans les musées. Certains proposent un blog pour que les élèves partagent leurs expériences pendant et après le séjour.

Un partenariat renouvelé

La Fondation BNP-Paribas assure avoir renouvelé ce partenariat sur trois ans pour un montant de 4 millions d’euros. Un dispositif qui s’inscrit dans un plus large «Projet Banlieues» lancé après les émeutes de 2005. Et le coup de pouce s’explique aussi par l’implantation à Pantin (Seine-Saint-Denis) de 3.000 salariés de BNP Paribas Securities Services. «Beaucoup de nos collaborateurs s’installent en Seine-Saint-Denis, les questions de l’école touchent donc nos équipes», explique Michel Pébereau, président de la Fondation.