Affaire du renard: «S’ils veulent prendre Zouzou, ils devront d’abord m’attacher!»

Vincent Vanthighem
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Photo non datée de Zouzou, renardeau menacé d'être retiré à la famillle qui l'a recueilli, près de Bergerac.
Photo non datée de Zouzou, renardeau menacé d'être retiré à la famillle qui l'a recueilli, près de Bergerac. — Famille Delanes

Depuis ce mercredi matin, son téléphone n’arrête pas de sonner. Et à chaque interlocuteur, Ana-Paula Delanes répond la même chose. «Non, nous ne les laisserons pas nous prendre Zouzou. Il est à nous, c’est notre animal…» Après un combat judiciaire de deux ans, la cour d’appel de Bordeaux (Gironde) a ordonné, mardi, la confiscation de l’animal. 

En outre, elle a condamné les Delanes à une peine de 300 euros d’amende, estimant qu’ils n’avaient pas entrepris les démarches nécessaires pour conserver cet animal sauvage qu’ils ont recueilli en 2011. A l’époque, Zouzou n’était encore qu’un renardeau. Et il errait, seul, à côté du cadavre de sa maman.

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Un pourvoi en cassation

Condamnés en première instance et en appel, les Delanes ont confié à 20 Minutes, ce mercredi, leur intention de se pourvoir devant la cour de cassation. En attendant, Ana-Paula Delanes s’attend à recevoir rapidement la visite des agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la confiscation de l’animal pouvant être exécutée immédiatement.

Après leur première condamnation devant le tribunal de Bergerac (Dordogne), les Delanes avaient choisi «d’exfiltrer» Zouzou dans un endroit tenu secret. Cette fois-ci, ils ne comptent pas réitérer l’expérience. «Pour l’instant, Zouzou est ici et il reste avec nous. S’ils veulent le prendre, ils devront d’abord m’attacher. Je ne me laisserai pas faire. Quitte à aller en prison, je suis prête à tout», lâche, en colère, Ana-Paula Delanes.