«Le bac sera un tremplin pour me lancer dans une nouvelle vie professionnelle»

Propos reccueillis par Delphine Bancaud

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POL EMILE/SIPA

Chaque année, des milliers d’adultes tentent de décrocher leur bac. Parmi eux, Paula Mendès, 42 ans, aide-soignante dans la région de Reims. Elle confie à 20 Minutes ses motivations.

Pourquoi avez-vous décidé de passer votre bac cette année?

Je ne l’ai jamais passé quand j’étais plus jeune, car je n’en avais pas eu besoin. J’ai d’abord décroché un CAP esthétique, puis un diplôme d’aide soignante, avant de travailler dans ce domaine. Mais j’ai récemment décidé de changer de voie et de m’inscrire dans une école de thanatopraxie, qui requiert le bac. Et même si cela n’a pas été un complexe de ne pas être titulaire du bac, je serais tellement fière de le décrocher à 42 ans!

Comment ont réagi vos proches?

Pour ne pas me mettre trop de pression, je n’ai annoncé qu’à ma famille que j’allais tenter de l’obtenir. Mes enfants ont trouvé cela rigolo et m’ont encouragée.

Comment vous préparez-vous?

Comme je suis un peu tête brûlée, j’ai voulu préparer l’examen seule, sur mon temps libre. Ce qui est loin d’être évident parce que je travaille à temps plein et que j’ai trois enfants! Mais chaque soir, je révise un peu à partir des annales du bac. Ca donne une bonne idée des sujets. J’ai déjà passé les épreuves de langues et ça s’est bien passé. Les autres candidats et l’examinatrice étaient très étonnés de voir une quadra passer les épreuves, mais j’ai reçu un très bon accueil. Lundi, ce sera au tour de la philo. Cela ne me stresse pas plus que ça car je suis très à l’aise à l’écrit.

Appréhendez-vous les résultats?

Pas question de dramatiser si jamais je ne décrochais pas mon bac cette année! Je retenterai simplement ma chance l’an prochain. Une chose est sûre: le bac sera un tremplin pour me lancer dans une nouvelle vie professionnelle.