Comment faciliter le stationnement à Paris?

Oihana Gabriel

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Une contravention sur une voiture à Paris.
Une contravention sur une voiture à Paris. — M. LIBERT / 20 MINUTES

Le groupe UMP a déposé un vœu ce mardi matin au Conseil de Paris pour que le stationnement des parkings souterrains épouse une tarification à la minute. L’occasion d’avoir un aperçu des différentes pistes pour améliorer le stationnement, très problématique dans la capitale…

La tarification à la minute. C’est la proposition du groupe UMPPA, discutée ce mardi matin en Conseil de Paris. Une société belge a mis en place ce service dans une poignée de parkings parisiens. L’opposition proposait donc d’élargir ce dispositif à l’ensemble des parcs souterrains. Ainsi les automobilistes ne régleraient pas 2 heures quand ils ne restent garés qu’une heure et deux minutes. «Avec 85.000 suppressions de places de parking, il n’est pas normal qu’un usager paie une place qu’il n’occupe pas… surtout à plus de 3 euros l’heure», s’insurge Laurence Douvin, du groupe UMPPA. En Espagne, cette tarification à la minute est devenue obligatoire.

Un tarif réduit pour les travailleurs de nuit. Julien Bargeton (PS), adjoint au maire chargé du transport, a rejeté ce dispositif, qui pourrait encourager les déplacements en voiture à Paris. Mais à la Mairie, on rappelle que la tarification au quart d’heure sera généralisée dans les mois qui viennent. «On remarque que les tarifs pratiqués en Espagne conduisent à une hausse: à 0,7 euro la minute, une heure équivaut à 4,20 euros alors que la moyenne des tarifs à Paris s’élève à 3,60 euros», avance-t-on à la Mairie de Paris. En revanche, le cabinet travaille à la création d’un tarif réduit pour les travailleurs de nuit –agents hospitaliers, des transports…- qui doivent prendre leur service à l’aube. Et la Mairie de rappeler que des places de parking sont créées: 600 places ont ainsi été inaugurées dans le 17e  fin 2011, pour un parking réservé exclusivement aux résidents et un parc de 245 places doit voir le jour dans le 15e en 2014.

Un quart d’heure gratuit. L’association 40 Millions d’automobilistes, très remontée contre les tarifs «prohibitifs», avance que le stationnement a rapporté à Paris 9 millions d’euros en 2001… contre 38 millions en 2012. Son délégué général souhaite que Paris reproduise ce qui se fait à Calais: le premier quart d’heure de stationnement gratuit. «Le stationnement en double file reste un gros problème à Paris», précise Pierre Chasseray. Des places «dépose-minute», comme on voit dans les gares, ou un système de borne automatique qui ponctionne après le premier quart d’heure pourraient donc faciliter la vie des automobilistes.

Le paiement par smartphone se développe. Lancé en 2009 par Vinci Park et PayByPhone à Issy-les-Moulineaux, le premier service de paiement du stationnement sur voirie par téléphone portable en France s’élargit. Aujourd’hui 27.000 places de stationnement de Vinci sont équipées en Ile-de-France. A Paris, ce dispositif devrait débarquer prochainement.

Une application sur les places disponibles. Interviewée par 20 Minutes lors de la primaire fin mai, la candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, soulignait qu’elle souhaite «utiliser le numérique pour simplifier les questions de stationnement. Notamment le dispositif en déploiement à Toulouse et Nice: grâce à des puces électroniques, on peut repérer sur son smartphone les places disponibles à proximité de chez soi. Aux heures de pointe 20% des automobilistes tournent alors que 11% des places sont disponibles, il y a moyen d’être plus efficace», suggère la candidate UMP.