Mort de Clément Méric: Le principal suspect mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner

FAITS DIVERS Le juge d'instruction estime que le suspect n'a pas eu l'intention de tuer le jeune militant d'extrême gauche...

20 Minutes avec AFP
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Des fleurs déposées rue Caumartin à Paris (9e) au lendemain de la mort du jeune militant d'extrême gauche Clément Méric.
Des fleurs déposées rue Caumartin à Paris (9e) au lendemain de la mort du jeune militant d'extrême gauche Clément Méric. — Cédric GARROFÉ / 20 MINUTES

Esteban M., principal  suspect dans l'enquête sur la mort de Clément Méric, a été mis en examen pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans  l'intention de la donner et placé en détention provisoire ce samedi, a-t-on appris de source judiciaire. Trois des quatre autres suspects ont été, eux, placés sous contrôle  judiciaire, le dernier étant encore en cours de présentation à un juge  des libertés et de la détention, a-t-on précisé.

Dans le cas d'Esteban M., le juge d'instruction n'a pas retenu l'homicide volontaire,  qualification choisie par le parquet dans l'ouverture de l'information  judiciaire, et donc estimé, au vu des premiers éléments de l'enquête,  que le suspect n'a pas eu l'intention de tuer le jeune militant  d'extrême gauche.

Les JNR bientôt dissoutes

Le procureur de Paris, François Molins, avait estimé samedi  que trois éléments justifiaient de retenir «l'intention homicide»: la  force et la violence des coups portés au jeune homme, les suspicions  d'usage d'un poing américain, et la cause de la mort due à plusieurs  coups et non à la chute consécutive. Esteban M. et les quatre personnes présentées à la justice  ont toutes reconnu être sympathisantes du mouvement d'extrême droite  radicale Troisième Voie.

De son côté, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé  la décision d'engager une procédure de dissolution du groupuscule  Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), qui assure le service  d'ordre de Troisième voie.