Encore du boulot pour obtenir du travail

©2006 20 minutes

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AFP TV

Pas de miracle sur le front de l'emploi. Les mesures prises depuis les émeutes de l'automne 2005 pour combattre le chômage dans les quartiers difficiles n'ont pas eu le succès espéré. Jusqu'en juin 2006, 128 000 jeunes résidant en zone urbaine sensible (ZUS) ont été reçus par les missions locales. Avec un emploi ou une formation à la clé pour 46 000 d'entre eux. « Notre réseau reçoit un million de visiteurs par an », relativise une source proche des missions locales. L'ANPE a reçu 40 000 jeunes dont 6 800 ont décroché un emploi (au moins un CDD de six mois). Le gouvernement compte aussi sur l'apprentissage dès 15 ans. L'objectif de 15 000 places pour cette année n'est pas atteint. Notamment en raison de l'opposition de régions, qui refusent de financer le dispositif. Le contrat première embauche (CPE) présenté comme un moyen de faciliter l'arrivée des jeunes dans la vie active a été retiré après deux mois de conflit social. Ce qui n'empêche pas le chômage de baisser en France. Notamment dans les départements qui accueillent le plus de ZUS. En Seine-Saint-Denis, il est tombé de 13,2 % en décembre 2005 à 12,1 % en juin 2006. Constat semblable dans le Pas-de-Calais (de 13 à 12,6 % sur la même période). Ces chiffres restent tout de même 3 points au-dessus de la moyenne nationale (9 %). Et ne reflètent pas le chômage des moins de 25 ans, de deux à trois fois plus élevés selon les cas.

Edouard Lederer

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a vu son pouvoir de sanction renforcé. Mais le CV anonyme dans les entreprises de plus de 50 salariés a été enterré.