Agression d'un militant: Sept gardes à vue ce jeudi... Clément Méric est décédé...

C.C. avec J.M., M.P., M. Go, V.V. et AFP
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Un jeune homme a été victime d'une violente agression à proximité de la gare Saint-Lazare de Paris (9e), le 5 juin 2013
Un jeune homme a été victime d'une violente agression à proximité de la gare Saint-Lazare de Paris (9e), le 5 juin 2013 — J.DURON / 20 MINUTES
Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici une synthèse des évènements de la journée. A bientôt sur 20minutes.fr.
21h45: Dans toute la France, plus de 15.000 manifestants
Plus de 15.000 personnes ont manifesté jeudi soir dans toute la France en hommage à Clément Méric. Les manifestations ont rassemblé 5.000 à 6.000 personnes à Paris et quelque 10.000 personnes en province dans plus d'une soixantaine de cortèges, selon une source policière.

21h42: Le leader du groupe skin des JNR dément toute implication
Serge Ayoub, le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), le groupe skin mis en cause dans la bagarre au cours de laquelle un militant d'extrême gauche a reçu un coup fatal, a démenti jeudi toute implication de son groupe.«C'est absolument faux», a-il dit à jeudi l'AFP. «Je peux mettre ma main à couper» que les JNR «n'ont rien à avoir là-dedans.»

20h51: Plusieurs centaines de personnes réunies à Brest
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce jeudi à Brest, sa ville d'origine, en hommage à Clément Méric, a constaté une journaliste de l'AFP.
Quelque 350 personnes selon la police, entre 500 et 800 selon les médias sur place, se sont rassemblées à 18h30 place de la Liberté, devant la mairie, à l'appel de la Ligue des droits de l'homme et d'une dizaine d'autres organisations politiques et syndicales.

>> Notre reportage place Saint-Michel lors de l'hommage à Clément Méric, c'est à lire par ici

>> Qui était Clément Méric? Son portrait est à lire par ici

20h05: Le sénateur UDI Yves Posso di Borgo submergé par l'émotion
La scène s'est déroulée sur le plateau de l'émission Ça vous regarde, diffusée ce jeudi soir sur la chaîne parlementaire. Submergé par l’émotion, le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo a fondu en larmes en évoquant la mort, le jour même, de Clément Méric.

19h44: Les esprits s'échauffent Place Saint-Michel
Juste avant la fin du rassemblement, les esprits semblaient s'échauffer, comme l'indique I-Télé. Selon la chaîne, Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, a même dû quitter la place sous les huées de la foule, alors qu'un peu plus tôt c'est Nathalie Kosciusko-Morizet qui avait été sifflée rue Caumartin. Une vidéo publiée sur le site de la chaîne montre également une de leurs journalistes prise à partie.

19h20: Les pancartes fleurissent lors de l'hommage à Clément Méric
Plus de 200 personnes étaient rassemblées ce soir place Kleber à Strasbourg pour rendre hommage à Clement Meric.


G. VARELA / 20 MINUTES
19h08: Olivier Besancenot largement applaudi sur la place Saint-Michel
Olivier Besancenot a pris la parole, lors du rassemblement actuellement en cours dans la quartier latin, où il a été largemebnt applaudi. «On espère avoir la transparence totale puisque visiblement, deux policiers étaient avertis que les militants d'extrême droite étaient armés. Nous luttons contre tout ce qui fait le lit de l'extrême droite.»
De son côté Alexis Corbières, secrétaire national du parti de Gauche, s'est attiré les foudres d'une partie de la foule, alors qu'il parlait de 6e république. Certains manifestants ont alors crié «vautours!», a pu constater notre journaliste.
Alexis Corbières a ensuite ajouté: «Ce n est pas un faits divers! Nous demandons la dissolution rapide de ces groupes assassins. Pour lutter contre l'extrême droite il faut faire de la politique».

18h53: Des policiers présents sur les lieux du drame quinze minutes avant l'agression
Le Point.fr indique que, quinze minutes avant l'agression, deux policiers de la brigade anti-ciminalité (BAC) faisaient la queue pour accéder à l'immeuble, où se déroulait la vente privée Fred Perry. Ils sont ensuite repartis avec leurs achats, quelques instants avant le début de l'altercation.

18h45: Rassemblement sur la place Saint-Michel
Rassemblés sur la place Saint-Michel, les manifestants scandent à nouveau «Clément antifasciste! No Pasaràn», comme a pu le constaster l'une de nos journalistes présente sur les lieux.
18h32: Bernard Debré pointe la responsabilité des jeux vidéo
Sur son blog, Bernard Debré a publié un billet ce jeudi, dans lequel il revient sur l'agression de Clément Méric, qu'il qualifie de «drame épouvantable». Le professeur y indique par ailleurs la nécessité d'interdire les «groupuscules», «qui viennent polluer, aussi bien à droite qu’à gauche, les manifestations souvent pacifiques». Plus étonnant, il pointe également la responsabilité des jeux vidéo, rappelant que l'«existence de tous ces jeux hyper violents mis à la disposition des enfants qui, lorsqu’ils deviennent adultes, ont cette culture dramatique».


>> Pour lire notre interview d'un chercheur spécialisé dans les droites radicales, c'est par ici

18h16: A Toulouse, appels pressants à faire interdire une manifestation d'extrême droite
Le maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen et plusieurs organisations de gauche ont pressé les autorités ce jeudi d'interdire un rassemblement prévu samedi à l'appel de l'organisation d'extrême droite Jeunesses nationalistes.
«Après l'assassinat odieux du jeune Clément Méric», le maire «juge indispensable pour la sécurité de tous et dans un contexte particulièrement sensible d'annuler» la marche aux flambeaux à laquelle ont appelé les Jeunesses nationalistes samedi à 21h30, a indiqué la mairie à l'AFP.

17h59: Trois autres personnes ont été placées en garde à vue, selon une source policière
Les enquêteurs ont interpellé trois nouvelles personnes ce jeudi après-midi, portant à sept les gardes à vue dans l'enquête sur le coup porté lors d'une bagarre mercredi qui a causé la mort du militant d'extrême gauche Clément Méric, a-t-on appris de source policière.
Les gardés à vue appartiennent à la mouvance de la droite la plus extrême, plusieurs étant proches du groupuscule des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et du mouvement affilié de la Troisième Voie, a-t-on ajouté. Dans la matinée, le leader des JNR, Serge Ayoub, alias «Batskin», avait réfuté toute implication de son groupe.

17h25: La foule rassemblée à Caumartin se rend maintenant à Saint-Michel
Après avoir crié «No pasarán» puis «Clément anti, Clément anitfa» la foule s'est mise en mouvement vers Saint-Michel, où un autre rassemblement est prévu à 18h30, comme a pu le constater notre journaliste sur place.

Vincent Wartner / 20 MINUTES
1721: Décès du militant d'extrême gauche Clément Méric
Selon une source policière, citée par l'AFP, le militant agressé mercredi soir, serait mort.


17h15: Le rassemblement a débuté sur les lieux du drame
Le rassemblement a commencé, sur les lieux où Clément Méric a été agressé, comme a pu le constater notre journaliste présente sur place. La foule se recueille en silence et des fleurs ont été déposées près du poteau, sur lequel le jeune homme a chuté après avoir reçu un coup.


 
17h13: Jean-François Copé demande la dissolution «des groupuscules extrémistes» s'exprimant par la violence
17h10: Mélenchon appelle à se tenir à distance du PS
 
17h08: Le témoignage d'une personne ayant assisté au début de l'altercation

 
16h48: Jean-Marc Ayrault veut «tailler en pièces» les groupes d'extrême droite
Jean-Marc Ayrault a indiqué jeudi au Sénat qu'il souhaitait que le gouvernement, «de façon démocratique», trouve les moyens pour «mettre en pièces» les groupes d'extrême droite montrés du doigt après le coup porté à Clément Méric, mercredi à Paris.
Lors de la séance des questions d'actualité au Sénat, le Premier ministre a jugé que «dans ces moments, il est important que la représentation nationale s'exprime de façon solennelle et sache se rassembler sur l'essentiel».

16h35: Les quatre interpellations ont eu lieu à Saint-Ouen
Ll'interpellation des quatre suspects a eu lieu jeudi à la mi-journée à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, rapporte Le Point.fr. Il s'agirait, toujours selon le site, de trois hommes et d'une femme âgés de 20 à 30 ans, Esteban M., Cédric C., Stéphane C. et Katia V.

16h10: Des amis de la victime racontent avoir vu les skinheads avec des armes
Libération rapporte que, dans un mail que font circuler des membres de Sud étudiant et d’Alternative libertaire, dont Clément Méric était semble-t-il membre ou au moins proche, ses amis, présents sur les lieux donnent des précisions sur le déroulement de l'agression.
Un ami de la victime raconte comment ils sont tombés, en sortant d'une vente privée, sur trois skinheads néo-nazis arborant des tee-shirts «white power» et «blood and honor». Le témoin précise les avoir vus glisser dans leur sac à dos des coups de poings américains, avant de rentrer dans les locaux où se déroulait une vente privée.
Selon le témoin, Clément Méric n'était pas encore sorti et ses amis ont alors décidé de l’attendre et de le prévenir de la présence de «néo-nazis». Il explique également avoir signalé aux vigiles que les skins portaient des armes sur eux. Vigile qui aurait dit, toujours selon le témoin,  qu'il allait les fouiller et les remettre aux deux policiers qui étaient présents sur les lieux. Quelques minutes plus tard, les deux policiers seraient ressortis seuls, et derrière les vigiles, cinq skins auraient quitté les lieux avant de foncer sur le groupe de militants d'extrême gauche, détaille le témoin.

>> Pour lire notre reportage à Sciences Po, c'est par ici

15h47: Clément Méric était supporter du Red Star
Le jeune homme était un habitué des tribunes du Stade Bauer, où évolue le club du Red Star à Saint-Ouen, rapporte So Foot. Clément Méric faisait d'ailleurs partie du kop de Bauer, un groupe de supporters du Red Stars connu pour leur engagement antifasciste, qui lui rend hommage dans un communiqué publié sur leur site.

15h24: Un groupe Facebook en mémoire de Clément Méric
Un groupe Facebook a été créé, ce jeudi, après l'agression dont  a été victime Clément Méric, mercredi en plein coeur de Paris. Baptisée «RIP Clément Méric», cette page compile témoignages et liens vers divers articles de presse. Des appels à venir participer à la manifestation prévue ce jeudi à 17h, à proximité de la station Havre-Caumartin (Paris, 8e), y sont également relayés.

14h51: L'hôpital ne communique pas sur l'état de santé de Clément Méric
Qualifié de «désepéré» par Manuel Valls, l'état de Clément Méric est toujours incertain, alors que sa «mort cérébrale» a été annoncée ce jeudi. Contacté par 20 Minutes, le syndicat Solidaires auquel appartenait le jeune homme a indiqué que l'hôpital leur avait annoncé sa mort, mercredi soir. Une information que l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, contacté par 20 Minutes ce jeudi, s'est refusé à confirmer.

14h47: Rassemblement prévu à Brest
La Ligue des droits de l'Homme de Brest Métropole Océane appelle à un rassemblement à 18h30, ce jeudi sur la place de la Liberté, à Brest, rapporte Le Télégramme. Le rassemblement est prévu «en réaction à l'agression odieuse de Clément Méric par des membres de groupuscules d'extrême droite», rapporte le journal régionnal. Un autre rassemblement est prévu à Quimper.

14h23: Quatre personnes interpellées, dont l'auteur présumé du coup
Plusieurs personnes, «dont l'auteur probable» du coup porté mercredi au militant d'extrême gauche Clément Méric qui est depuis dans un état désespéré, ont été interpellées ce jeudi, a annoncé à la mi-journée à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
Quatre personnes ont été interpellées au total, a ajouté une source policière. Manuel Valls a salué «le travail des enquêteurs du premier district de police judiciaire (de la préfecture de police de Paris), de la BRI (ndlr: brigade de recherche et d'intervention, l'antigang) et de la direction des renseignements de la préfecture de police sous l'autorité du procureur de la République».

14h15: Fils de deux professeurs retraités de la fac de droit de Brest
Selon le Télégramme, Clément Méric, né à Brest, était le fils de deux professeurs retraités de la faculté de droit de Brest. Toujours selon le journal breton, ces derniers ont déménagés à Auch (Gers) il y a un an.

13h54: Les syndicats condamnent et demandent des mesures contre l'extrême droite
Plusieurs syndicats, la CFDT, la FSU, l'Unsa et l'Union syndicale Solidaires ont condamné ce jeudi «l'agression» mortelle dont a été victime Clément Méric, jeune militant d'extrême gauche et membre de Solidaires, et ont appelé le gouvernement à prendre des mesures contre les agissements des groupes d'extrême droite.
La FSU, Sud Solidaires, l'association féministe Osez le féminisme, appellent également aux rassemblements prévus dans l'après-midi à Paris, devant le passage du Havre (IXe, lieu de l'altercation) puis place Saint-Michel à 18h30.


13h46: Anne Hidalgo quitte Lyon et sera à la manifestation dans le quartier latin
Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, a annoncé ce jeudi qu'elle revenait de Lyon où elle devait assister à une réunion de maires pour participer à la manifestation organisée à 18h30 au Quartier latin à Paris après l'agression du jeune militant d'extrême gauche.
La première adjointe PS de Bertrand Delanoë était arrivée le matin à Lyon où elle devait assister à une réunion du bureau exécutif - dont elle est membre - de l'organisation de maires du monde «Cités et gouvernements locaux unis». Elle a décidé, a précisé son entourage, de faire demi-tour et de revenir dans la capitale car «sa place est auprès des Parisiens».

13h39: La Manif pour tous rejette tout amalgame
Des représentants de la Manif pour tous, mis en cause notamment via les réseaux sociaux, ont rejeté ce jeudi tout lien avec les agresseurs de Clément Méric. «La violence vient de deux groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite», a réagi Frigide Barjot, ex-chef de file de la Manif pour tous.
Les agresseurs «n'étaient pas dans les manifs», a-t-elle assuré, ajoutant que celles-ci étaient composées de «familles à poussettes».«La violence vient d'abord de la loi Taubira», a-t-elle fustigé, «ça a levé un combat idéologique. Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des répercussions mortifères. Je le déplore totalement», a ajouté Frigide Barjot, exprimant sa «compassion» pour les proches du jeune homme.

13h19: Une agression «inqualifiable et intolérable», selon Jean-Louis Borloo
Le président de l'UDI a condamné ce jeudi l'agression «inqualifiable et intolérable» du jeune Clément Méric, en état de mort cérébrale, en expliquant qu'une «telle violence n'a pas pas place dans la République». «C'est un drame épouvantable qui a touché ce jeune homme», a réagi dans un communiqué l'ancien ministre de l'Écologie en évoquant «un acte inqualifiable et intolérable».

13h13: François Hollande évoque un «motif politique»
A Tokyo, où il venait d'arriver pour une visite d'Etat de trois jours, le chef de l'Etat a souligné que «tous les éléments conduisent à penser que c'est un groupe de skinheads sans doute avec un motif politique» qui est l'auteur de l'agression. «Ces violents personnages méritent la plus lourde des sanctions», a déclaré François Hollande, ajoutant que «ces groupes qui depuis trop longtemps créent le désordre doivent être réprimés». Il a indiqué que les auteurs de l'agression «sont activement recherchés, il y a des éléments qui nous permettent de penser qu'ils seront retrouvés». François Hollande a toutefois affirmé qu'il ne fallait pas «tirer de conclusions trop hâtives» et attendre les résultats de l'enquête. «Si ce groupe était un groupe politique organisé, structuré, déclaré alors il y aurait des mesures à prendre», a conclu le chef de l'Etat.

13h07: Une agression «pas fortuite», selon Jean-Luc Mélenchon
Le coprésident du Parti de gauche (PG) a jugé ce jeudi sur son blog que «la violence sauvage qui a assassiné Clément Méric n'est pas fortuite» et mis en cause «une culture méthodiquement inculquée et entretenue par des groupes d'extrême droite». L'ancien candidat à la présidentielle dénonce «la campagne de dédiabolisation du parti des Le Pen auxquels ces groupes sont liés». «La banalisation des Le Pen complaisamment entretenue en même temps que j'ai été continuellement diabolisé, a ouvert un espace de légitimité et d'encouragement à l'extrême droite dans toutes ses composantes», écrit-il.

13h: Pour Gilbert Collard, «on est dans une espèce d'aquarium de violence, un climat délétère en France»
«Il y a un crime, c'est dramatique et inacceptable. Si les faits sont avérés, ces gens méritent d'aller en cour d'assises et d'être condamnés à la peine la plus sévère», a déclaré le député FN du Gard dans les couloirs de l'Assemblée nationale. «Il y a des mouvements d'extrême droite et d'extrême gauche localisés par la police, qui sont extrêmement agressifs et qu'il faut absolument éradiquer. Je ne comprends pas que Manuel Valls, devenu le voyageur de commerce de l'horreur, ne prenne pas les mesures qui s'imposent», a-t-il ajouté. «On est dans une espèce d'aquarium de violence, un climat délétère en France. Quand Jean-Luc Mélenchon dit qu'il faut casser le cul de Marine Le Pen ou quand un élu du Front de Gauche dit qu'il faut lui briser les os, cela fait partie de ce même climat», a-t-il insisté.

12h56: Nathalie Arthaud accuse les «nervis d'extrême droite»
La porte-parole de Lutte ouvrière (LO), a dénoncé ce jeudi dans un communiqué «des nervis d'extrême droite» qui ont «battu à mort» un jeune militant de gauche et accusé une «extrême droite (qui) plastronne et s'enhardit», «à la faveur des manifestations contre le mariage homosexuel».


12h49: «Il n'y a plus de chasseurs skins aujourd'hui»
Pour Sylvain Crépon, chercheur et auteur de Enquête au coeur du nouveau Front national (Nouveau Monde Editions, 2012), «la réaction du FN est classique». «Comme au temps du père, le Front condamne et nie tout lien avec les mouvements d’extrême droite. Dans les jours à venir, cela ne m’étonnerait pas que le FN regarde de plus près l’origine politique des agresseurs et nettoie un peu des adhérents qui pourraient avoir des liens avec eux», indique-t-il à 20 Minutes. «On ne peut pas vraiment comparer ce qu’il s’est passé avec les rixes des années 1980 entre Redskins, redwarriors et skinheads. A l’époque, je ne dirai pas que c’était un jeu mais c’était très ritualisé. Aujourd’hui, l’extrême gauche est moins organisée dans ce combat, il n’y a plus de chasseurs de skins. Il faut être prudent sur le contexte», explique-t-il. «Si les Manifs pour tous n’avaient pas eu lieu, cette agression n’aurait pas existé? C’est impossible à dire car ces groupes auraient, même sans les récentes manifestations, eu le même idéologie et radicalité qu’ils ont depuis longtemps», conclut Sylvain Crépon.

12h46: «C'est la haine qui a parlé», selon Rachida Dati
L'eurodéputée UMP et ex-Garde des Sceaux a considé dans un communiqué que «cette agression inqualifiable ne peut pas être réduite à une agression de seule nature politique. C'est la haine qui a parlé, c'est la haine qui a pris la vie d'un jeune homme mercredi soir.» «Ce crime ne devra pas rester sans réponse (...). Une fois le choc passé, il faudra prendre toutes les mesures qui s'imposent pour lutter contre les extrêmes en tous genres. Il ne faudra pas exclure la dissolution de groupuscules qui incitent à la haine (...) Il y a urgence aussi à refonder les politiques de sécurité, pénale, et d'intégration», a-t-elle ajouté.

12h38: Les camarades de Clément Méric rejettent la récupération politique de l'affaire
La plupart des étudiants présents au rassemblement organisé en hommage à Clément Méric ce jeudi à 12h devant Sciences Po Paris ont été choqués de la récupération politique de l'affaire, selon notre journaliste sur place. Ils ont réclamé de la «décence», invitant les quelques élus venus sur place, dont Bertrand Delanoë, Harlem Désir et des élus du Parti de gauche, à quitter les lieux. Lors de cet hommage, les étudiants ont chanté le «Chant des Partisans», respecté une minute de silence et scandé des slogans antifascistes.

12h28: Le Sénat se dit «meurtri» par cette agression
Le Sénat «meurtri» a dénoncé unanimement, ainsi que la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, «l'assassinat abominable» de Clément Méric, à l'ouverture de la séance. «Cet assassinat nous a bouleversé», a déclaré la ministre, présente au Sénat pour l'examen de son projet de loi de décentralisation. Les représentants de tous les groupes politiques ont ensuite pris la parole pour exprimer leur émotion et dénoncer «un crime abominable».

12h23: L'Unef appelle à la dissolution des groupes d'extrême droite
L'organisation étudiante écrit dans un communiqué qu'elle «se joint au deuil, à la souffrance et la colère de la famille, des amis et des camarades de la victime. Cet acte odieux ne doit pas rester impuni.» Le syndicat étudiant «exige que les services de police agissent dans les plus brefs délais afin d’interpeller les responsables de la mort de cet étudiant.» «Face à la recrudescence des agressions à caractère raciste, homophobe, xénophobe ou délibérément perpétrées à destination de militants du progrès, l’Unef enjoint le ministre de l’Intérieur à prendre ses responsabilités face à la gravité de la situation. L’Unef exige la dissolution des groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence jusqu’à assassiner», ajoute l'organisation étudiante.

12h18: Les agresseurs sont «des jeunes issus des réseaux néo-nazis», selon Eric Coquerel
Pour le secrétaire national du parti de gauche, ce sont «des jeunes issus des réseaux néo-nazis» qui ont agressé Clément Méric. Contacté par 20 Minutes, il assure avoir la certitude que ce sont des jeunes skin-heads qui ont frappé le jeune homme. «Font-ils partie des JNR? L’enquête le démontrera. Mais ils sont issue d’un mouvement qui se réclame violent. Et ils ont clairement ciblé Clément pour des raisons politiques», a-t-il confié se basant sur les témoignages des «camarades» de Clément qui étaient présents lors de l’agression. «D’après ce que l’on sait, Clément a été frappé à mort par des jeunes qui le connaissaient pour son engagement…»

12h01: Bertrand Delanoë s'est rendu au rassemblement de Sciences Po Paris
«Tous les dérapages contribuent à un climat de violence», a-t-il déclaré sur BFM TV. «J'attends que les auteurs de ces coups soient arrêtés, vite», a-t-il ajouté.

11h54: Une vente privée qui a déjà connu des troubles l'an dernier
«L’année dernière, à la même vente privée, il y avait déjà eu des embrouilles. Un groupe de jeunes attendait les gens à la sortie», a indiqué à 20 Minutes une cliente occasionnelle du magasin. La vente privée proposait notamment des articles des marques Fred Perry et Ben Sherman, très prisées des skinheads mais aussi de certaines mouvances antifascistes.

11h53: Vidéo de Manuel Valls sur les lieux de l'agression, par 20 Minutes
 
11h26: Marion Maréchal-Le Pen «n'a aucun lien» avec les groupuscules d'extrême droite
«Je trouve cela (l'agression) affreux», a déclaré à 20 Minutes la députée du Front national. «Qu'on soit d'accord ou pas avec les idées de l'extrême gauche, on ne peut que s'attrister de la mort d'une personne», a-t-elle ajouté, précisant qu'elle n'avait «aucun lien, de près ou de loin avec les groupuscules». «Je ne voudrais pas qu'il y ait un amalgame avec le Front national, qui n'appelle pas au meurtre, on ne se laissera pas faire», a insisté Marion Maréchal-Le Pen. «Ces groupes sont très surveillés, je ne doute pas que les auteurs soient arrêtés très rapidement», a encore indiqué la députée, souhaitant qu'ils «soient condamnés à la hauteur de leurs actes». «Cela ne me choquerait pas que leur groupe soit dissous», a-t-elle conclu.

11h11: François Hollande condamne à son tour l'agression de Clément Méric
Le chef de l'Etat «condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime un jeune homme de dix-neuf ans cette nuit, à Paris, dans une altercation avec un groupe de "skinheads".»
En conséquence, François Hollande «a donné des instructions les plus fermes pour que les auteurs de cet acte odieux puissent être interpellés dans les plus brefs délais. Toutes les conclusions devront être tirées de l’enquête concernant les agresseurs.» Enfin, il «adresse son soutien et sa solidarité à la famille de Clément Méric.»

11h04: Les élus EELV de Toulouse demandent l'interdiction d'un rassemblement d'extrême droite ce week-end
Après l'agression de mercredi soir, «nous apprenons aujourd’hui l’organisation à Toulouse ce week-end d’un rassemblement des Jeunesses nationalistes, groupuscule fasciste dont le fondateur a déjà été poursuivi pour menaces de mort. Nous demandons donc instamment l’interdiction de ce rassemblement», ont indiqué les élus EELV de Toulouse dans un communiqué. «Il n’est plus question de transiger avec les groupes qui sèment la haine, menacent la sécurité publique et foulent au pied les fondements de notre démocratie et de notre république», ont-ils ajouté.

10h59: Les agresseurs présumés ne portaient pas de vêtement estampillés «Front national», selon le FN
«Selon une source proche de l'enquête, et contrairement à ce qui a été complaisamment diffusé ce matin sur RTL, aucun des agresseurs du jeune Clément, n'avait de vêtement marqué "Front National ". Il est donc clair que la diffusion d'une telle fausse nouvelle particulièrement diffamatoire, fait et fera l'objet de procédures judiciaires», a indiqué Wallerand de Saint-Just, l'avocat du parti, dans un communiqué.

10h56: Communiqué d'Harlem Désir, condamnant l'agression
10h52: Jean-François Copé condamne l'agression
Le président de l’UMP «condamne avec la plus grande force l’agression barbare dont a été victime un jeune homme de 18 ans en plein Paris.» Dans un communiqué, il indique que «toute la lumière devra être faite sur ce crime atroce dont les auteurs devront être poursuivis par la Justice.» Jean-François Copé «a une pensée toute particulière pour la famille de la victime et ses proches.
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10h50: Communiqué du Front de gauche, appelant à un rassemblement ce jeudi soir à Paris
10h33: Manuel Valls s'est rendu sur les lieux de l'agression
«Mercredi, la haine a frappé de manière irréversible», a déclaré le ministre de l'Intérieur sur place, indiquant que «tout est fait pour retrouver le ou les responsables de cet acte gravissime». «Nous devons tout faire pour éradiquer ces messages de haine, cette banalisation. Clément est tombé sous les coups de cette haine», a-t-il ajouté. Manuel Valls a eu «une pensée pour la famille et les proches» de la victime, appelant «à ne pas céder à l'emportement». «L'enquête, j'espère, aboutira le plus rapidement possible», a encore indiqué le ministre de l'Intérieur. Celle-ci a été placée sous l'autorité du parquet de Paris. Manuel Valls n'a rien laissé paraître sur les premiers éléments de l'enquête: «Nous devons être prudents sur les circonstances, il semblerait que ces groupes se soient rencontrés de manière fortuite.» «Rien ne peut justifier la violence et ses conséquences», a-t-il insisté, sans indiquer à quel mouvement les agresseurs appartenaient exactement, citant «une mouvance liée à l'extrême droite». «L'essentiel, maintenant, c'est l'arrestation du ou des auteurs», a rappelé le ministre, qui se «méfie» également des amalgames liant l'agression à la Manif pour tous même s'il a reconnu qu'une parole «s'est libérée».  

10h20: Les agresseurs «semblaient déterminés à faire du mal», selon une témoin
Europe 1 a interrogé ce jeudi matin une habitante du quartier, qui «a porté les premiers secours à la victime». «J'étais sortie faire mes courses quand je me suis retrouvée face aux deux agresseurs. J'ai vu tomber le jeune homme. Sa tête à cogné contre un poteau. Il a commencé à convulser, son visage était en sang. La croix-rouge était là, on l'a mis sur le côté», a déclaré Aurélia qui a également donné une description de deux des agresseurs: «Deux crânes rasés, veste en cuir, ils avaient des tatouages dans le cou. Ils semblaient déterminés à faire du mal.»

10h18: Caroline Fourest lie l'agression aux conséquences de la Manif pour tous, par BFM TV
Fourest: "Nous allons vers un risque de... 
9h54: Le groupe UMP Paris condamne l'agression
«Le groupe UMPPA condamne avec la plus grande fermeté la très grave agression d’un jeune militant d’extrême gauche, étudiant à Sciences po, par des skinheads», indique-t-il dans un communiqué. «Nous dénonçons avec force et émotion cet acte abominable qui laisse un jeune homme de 19 ans en état de mort cérébrale. Ce type d’activistes anarchiques totalement incontrôlables doit être le plus sévèrement puni. Nous adressons notre soutien le plus sincère à sa famille», ajoute-t-il. 

9h52: Hommage de l'extrême gauche à Clément Méric sur un mur de Lyon
9h46: «Une affaire extrêmement triste et révoltante», selon Jean-Pierre Raffarin
«C’est une affaire extrêmement triste et révoltante donc je souhaite que la justice fasse la clarté sur cette affaire et que les responsables soient sévèrement punis et que d’autre part si il y avait une organisation à l’origine de cette attitude criminelle cette organisation devrait être interdite», a-t-il déclaré sur BFM TV.
 

9h34: Jean-Paul Huchon «horrifié et révolté»
«Je suis horrifié et révolté par ce déchainement de violence. Toutes mes pensées vont vers  la famille et les proches de la victime», déclare le président du conseil régional d'Ile-de-France dans un communiqué.«J’espère que les meurtriers seront rapidement arrêtés, poursuit le président de la Région Ile-de-France. La République ne peut accepter que les idéologies de haine  fassent régner la terreur. Il est temps qu’on en termine avec ce climat de violence. Je réclame la dissolution de ces groupuscules criminels», ajoute-t-il.

9h24: Clément Méric était originaire de Brest
Contacté par 20 Minutes, le syndicat Solidaires Etudiant-e-s précise que Clément Méric, originaire de Brest, était arrivé à Paris en septembre dernier pour intégrer Sciences Po Paris. «Dès son arrivée, il a tenu à rejoindre le syndicat. C’était un militant du mouvement social, engagé et reconnu comme tel. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a été identifié dans la rue et pris à partie. Il a été agressé parce qu’il combattait l’extrême-droite», nous a confié une porte-parole du syndicat, visiblement très émue par les événements. Un rassemblement est organisé à la station Havre-Caumartin (Paris, 8e) à 17h.

9h20: «Une extrême droite qui tue en plein Paris», selon le Front de gauche
Contacté par 20 Minutes, Ian Brossat (Front de Gauche), conseiller de Paris: «Ma première réaction est de la tristesse, car il s’agit d’un môme de 19 ans et d’un camarade de combat. Il était à nos côtés lors de la campagne pour les législatives à Hénin-Baumont notamment. Mais il faut réfléchir à tout ce qui au cours des derniers mois a contribué à donner des brevets d’acceptabilité à l’extrême droite, une extrême droite qui tue en plein Paris.» «Je souhaite que le gouvernement réagisse en parti par la dissolution de ces groupes d’extrême-droite qui ont sévi mercredi. Pour identifier les coupables, il faut que l’enquête se poursuive mais la préfecture de police nous dit qu’il s’agit de skinheads», a-t-il ajouté.
 
9h10: Frigide Barjot envisage de porter plainte contre Pierre Bergé, après ses tweets la liant à l'agression, selon I-Télé
8h51: «C'est toute la République qui est en deuil», selon Alain Vidalies
Le ministre délégué aux relations avec le Parlement a assuré ce jeudi sur France Inter qu'après l'agression contre un jeune militant, que «quand un jeune de 18 ans est tué en plein Paris, assassiné, c'est toute la République qui est en deuil». «Ce n'est pas un accident, ce n'est pas un incident, c'est une situation qui doit mobiliser tout le monde», a-t-il insisté. Soulignant que «les éléments dont on dispose» identifient «un groupe néonazi», Alain Vidalies a jugé «légitime» la question d'une dissolution. «La République ne peut pas être faible, il faut aussi qu'elle se protège», a-t-il indiqué.

8h47: Rassemblement à 12h devant Sciences Po Paris
Les Jeunes du Parti de gauche ont annoncé sur leur compte Twitter et leur page Facebook un rassemblement à 12h devant Sciences Po Paris (rue Saint-Guillaume, 7e) «pour rendre hommage à Clément, militant de Solidaires Etudiant-e-s et étudiant en première année» à l'IEP. Deux autres rassemblements sont prévus à 17h sur les lieux de l'agression et à 18h30 place Saint-Michel, à Paris.

8h44: La ministre du Logement, Cécile Duflot, adresse ses pensées à la famille de Clément Méric
8h32: Le fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) accuse les militants d'extrême gauche d'être à l'origine de l'altercation
Serge Ayoub, le fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), a accusé ce jeudi sur France Info «les militants d'extrême gauche d'être à l'origine de l'altercation». Selon lui, les «agressés» ne sont pas issus des JNR et ont été victimes d'un «guet-apens».
8h29: Réaction du PCF Paris
«C'est avec horreur que les militants communistes parisiens ont appris l'agression puis le décès dans la nuit à Paris de Clément Méric, jeune syndicaliste et militant antifasciste», a indiqué le PCF Paris dans un communqué. «Tout doit être mis en œuvre pour que les auteurs de cet assassinat soient retrouvés et condamnés. Ce crime odieux, qui intervient après la recrudescence de l'action de groupuscules d'extrême droite ces dernières semaines, appelle une réponse forte et immédiate de l’État. La République ne peut tolérer le développement de ces groupuscules dont le sentiment d'impunité ne cesse de progresser. Ils doivent être dissous et les idées de haine qu'ils portent doivent être combattues», poursuit le texte.

Un jeune militant d'extrême gauche, Clément Méric, était en état de mort cérébrale ce jeudi matin après avoir été violemment agressé la veille par un groupe de skinheads dans le 9e arrondissement de Paris. Le Front de gauche, par la voix de son leader à Paris, Alexis Corbière, accuse les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), un groupe d’extrême droite radicale. Ce que dément Serge Ayoub, le fondateur des JNR.

>> Le point sur l'enquête par ici