Bagnolet: Deux employés municipaux arrêtés dans une affaire de trafic de drogue

FAITS DIVERS Une perquisition a permis la saisie d'armes et de drogue...

20 Minutes avec AFP
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Google Maps de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
Google Maps de Bagnolet (Seine-Saint-Denis). — 20minutes.fr

Deux employés municipaux de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) soupçonnés de trafic de drogue ont été interpellés sur leur lieu de travail mercredi matin, lors d'une opération de police qui a permis la saisie de plusieurs armes et kilos de cocaïne, ont indiqué des sources concordantes.

Les deux agents, âgés de 30 et 35 ans, ont été interpellés par la brigade des stupéfiants de Paris, dans le centre technique municipal de Bagnolet, a indiqué à l'AFP le maire de la commune, Marc Everbecq (PCF). Il s'agit du chef du service garage, chargé de l'entretien des véhicules municipaux, et de son adjoint, a précisé le maire.

Huit à neuf kilos de cocaïne découverts

Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, huit à neuf kilos de cocaïne ont été découverts par les policiers au cours de la perquisition. Trois armes, dont une kalachnikov, ont par ailleurs été saisies, ainsi que des bijoux, un gilet pare-balles et de fortes sommes d'argent.

Les policiers ont procédé aux interpellations dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée par un juge d'instruction. Selon le maire, les employés municipaux ont été contraints de quitter les locaux le temps de la perquisition.

Trois suspects en garde à vue

«Apparemment, il s'agissait d'une enquête au long cours, qui avait débuté il y a un ou deux ans», a indiqué Marc Everbercq, qui se dit «consterné» par cette affaire. Les deux fonctionnaires, employés depuis plusieurs années au service de la ville, n'avaient jamais fait parler d'eux pour des faits de ce genre. «On est tombé de l'armoire en apprenant qu'ils étaient impliqués dans une telle histoire», a assuré le maire.

Selon la municipalité, une troisième personne, frère de l'un des deux suspects, a par ailleurs été interpellée en Seine-et-Marne. Les trois suspects ont été placés en garde à vue dans les locaux de la brigade des stupéfiants, au 36 quai des Orfèvres.