Réforme de la politique familiale: «Le gouvernement ne va pas assez loin»

TÉMOIGNAGES e gouvernement a préféré la hausse des impôts à la baisse des aides. Quatre internautes de «20 Minutes» réagissent...

Cédric Garrofé

— 

Caisse d'allocations familiales à Toulouse.
Caisse d'allocations familiales à Toulouse. — BORDAS/SIPA

Jean-Marc Ayrault a tranché. Le plafond du quotient familial sera abaissé de 2.000 euros à 1.500 euros par demi-part fiscale en 2014 pour renflouer les comptes de la branche famille de la Sécu d'ici à 2016. L’option de moduler les allocations n'a donc pas été privilégiée. Selon le gouvernement, cette mesure devrait permettre d'économiser 1,7 milliard d'euros...

>> Réforme de la politique familiale: Le gouvernement préfère la hausse des impôts à la baisse des aides
 
Comment réagissent les internautes de 20 Minutes concernés par cette réforme? Nous avons posé la question. Sylvie, Grégoire, Flore, Anne nous ont répondu:
 
Sylvie: «Une mesure scandaleuse»
 
«C'est scandaleux, je suis très en colère. Mon mari et moi allons devoir payer plus d'impôts car nous avons un enfant de 17 ans qui ne nous donnera plus droit à 2.000 euros de quotient familial mais 1.500 euros. 
 
Comme il est autiste, nous percevons l'allocation pour l'éducation de l'enfant handicapé qui est de 128 euros. Si nous devons payer 68 euros d'impôts en plus, c'est comme si l'état nous confisquait la moitié de cette allocation...»
 
Grégoire: «Pourquoi faire peser sur la famille une réforme fiscale?»
 
«Je ne pense pas que taxer les familles les plus riches soit une mesure juste. Si la France veut soutenir réellement la famille, il faut que ce soit la France et donc tous les Français qui soutiennent la famille, et pas seulement la famille qui soutient la famille. 
 
Je crains que cette mesure ne pénalise encore plus les familles stables plutôt que les familles recomposées et les parents divorcés.» 
 
Flore: «Je dis oui à plus de justice et plus d'équité»
 
«Je sais que la France doit réduire son déficit, mais il y a encore beaucoup d'abus ailleurs. Il faut beaucoup plus de contrôles et de répressions pour plus d'économies. Je dis oui à plus de justice et plus d'équité mais dans tous les domaines, et pour tout le monde. 
 
A ce rythme, la France va perdre sa place en matière de fécondité. Car faire des places en crèches c'est bien, mais si nous n'avons pas les moyens d'y mettre les enfants (et par le fait, d'en faire), je ne vois pas trop à quoi cela peut servir.» 
 
Anne: «Le gouvernement ne va pas assez loin»
 
«Je suis d'accord sur la diminution du montant des allocations familiales à partir d'un certain revenu. Cependant, il faut aller plus loin dans la réforme et supprimer, par exemple, l'allocation de rentrée scolaire. 
 
Lorsqu'on décide d'avoir des enfants, on assume. On est parent ou on ne l'est pas. C'est trop facile de faire des enfants pour les mettre à la charge de la société. Bref, la solidarité oui, mais pas n'importe comment!»
 
Vous êtes concerné par la réforme de la politique familiale? Qu'en pensez-vous? Cette décision vous paraît-elle juste? Le débat continue dans les commentaires ci-dessous...