Orientation sexuelle: Les magistrats formés à la lutte contre les violences et discriminations

JUSTICE La session de deux jours a été ouverte par Christiane Taubira ce lundi matin...

Corentin Chauvel

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La ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 22 mai 2013, à l'Assemblée nationale, à Paris.
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, le 22 mai 2013, à l'Assemblée nationale, à Paris. — P.KOVARIK / AFP

Alors que le débat sur le mariage pour tous a été accompagné d’une recrudescence des actes homophobes, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a ouvert ce lundi matin à l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) une session de formation de deux jours consacrée «à la lutte contre les violences et discriminations à raison de l’orientation sexuelle», indique un communiqué du ministère.

Dénonçant ces actes, réprimés par la loi, Christiane Taubira «a annoncé la diffusion prochaine d'une circulaire relative à la lutte contre les violences et discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre, correspondant au plan d'action gouvernemental du même nom adopté en octobre 2012».

L’«identité de genre» pose problème 

Mais le terme d’«identité de genre», associé à «l’orientation sexuelle», n’est pas du goût de tout le monde au sein du monde judiciaire. «L'identité de genre, ce n'est pas l'orientation sexuelle. C'est l'idée, portée par une partie des membres du gouvernement, que le fait d'être un homme ou une femme ne serait qu'un “sentiment d'appartenance”. Lutter contre l'homophobie, bien sûr, nous y sommes favorables, mais diffuser ce que l'on appelle la théorie du genre, non», a déclaré au Figaro Olivier Vial, porte-parole de l'Observatoire de la théorie du genre.

«La loi interdit les discriminations à raison de l'orientation, et à ma connaissance, elle est appliquée. En revanche, je ne vois pas à quel texte le terme "identité de genre" se réfère. Or, pour appliquer une sanction, il nous faut une loi», a renchéri un pénaliste auprès du quotidien. Des «enseignements spécifiques» devraient pouvoir permettre de répondre à ces questions, précise Le Figaro.