Corps dans une valise en mer: Deux femmes ont été écrouées à Lorient

FAITS DIVERS Le corps avait été retrouvé en juillet 2011...

avec AFP

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Illustration: police, un policier.
Illustration: police, un policier. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Deux femmes, l'une gérante d'un salon de massage parisien, l'autre salariée de cet établissement, ont été mises en examen samedi à Lorient pour «assassinat» dans l'affaire du corps d'un homme retrouvé en juillet 2011 dans une valise flottant en rade de Lorient Elles ont été écrouées.

Deux autres suspects, interpellés l'un à Lorient, l'autre à Paris, et déférés vendredi au parquet de Lorient, ont été mis en examen pour recel de cadavre, a indiqué la procureur-adjoint de la République de Lorient, Christine Le Crom. Ces deux personnes, un homme et une femme, ont été placées sous contrôle judiciaire. De source judiciaire, les quatre protagonistes évoluaient dans le milieu de la prostitution. L'assassinat pourrait être lié à une affaire de proxénétisme.

Un serrurier de la région parisienne, l'une des clefs de l'affaire

Le corps de la victime, un Français d'origine maghrébine, salarié d'un salon de massage, avait été retrouvé en juillet 2011 dans une valise flottant en rade de Lorient, pieds et poings liés, le visage recouvert de ruban adhésif. Il a pu être identifié près de deux ans plus tard grâce à une clé retrouvée dans une de ses poches.

Après un long travail d'investigations, les enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie maritime sont remontés jusqu'à un serrurier de la région parisienne qui s'est souvenu être intervenu dans un appartement dont la porte avait été défoncée pour changer serrure et clé. Les enquêteurs ont essayé la clé, très rare, éditée en quelques centaines d'exemplaires, dedans, et «c'était la bonne», avait relaté il y a quelques jours Le Crom.

A partir de l'appartement inoccupé de la région parisienne, les enquêteurs avaient pu identifier le corps. Une information judiciaire pour «séquestration et assassinat» avait été ouverte après la découverte du cadavre par des plaisanciers, le 13 juillet 2011. L'autopsie avait révélé que la victime était décédée «par asphyxie mécanique suite à l'intervention d'un tiers». Le corps ne portait pas de trace de coups ni de blessures.