La face cachée des Champs-Elysées dévoilée dans un livre

PARIS Dans son livre «La vie cachée des Champs-Elysées», Florian Anselme dévoile le côté sombre de la célèbre avenue. Suivez le guide...

Mathieu Gruel

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Paris, Le 29 mai 2012. Florian Anselme, auteur du livre - La vie cachee des Champs-Elysees - fait le tour des points chauds du - triangle d'or -.
Paris, Le 29 mai 2012. Florian Anselme, auteur du livre - La vie cachee des Champs-Elysees - fait le tour des points chauds du - triangle d'or -. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Sexe, drogue et agressions. Derrière le luxe, l'artère la plus célèbre du monde cache une part d'ombre. Dans son livre enquête La vie cachée des Champs-Elysées, le journaliste Florian Anselme braque les projecteurs sur les coins sulfureux du quartier. 20 Minutes vous dresse le tableau en cinq thématiques.

Bienvenue aux clubs

Et ils sont nombreux dans le quartier. «Il y a Les Planches, rue de Ponthieu, où on trouve la jeunesse dorée. Mais aussi le Madam, rue de la Boétie, où Franck Ribéry a eu ses habitudes», détaille Florian Anselme. «Le Crystal a quant à lui été fréquenté par le footballeur Patrice Evra ou par des rappeurs comme Booba.» Mais «le plus célèbre, c’est L'Arc», raconte Florian Anselme. La boîte du 12, rue Presbourg «était l'antre du bling-bling», assure-t-il. Sauf qu'en février dernier, elle a été incendiée. «Mais elle pourrait rouvrir en 2014.»

La porte d'entrée du Pink Paradise

Le coin des dealers

«Il suffit d’aller dans les rues à proximités de l’avenue. Notamment à l’angle des rues du Colisée et de la rue de Ponthieu. Le soir venu, il y a pas mal de dealers en cols blancs par ici», explique le journaliste. «Mais on en croise aussi à l’angle de la rue de la Boétie. Beaucoup de ces dealers sont des gens bien nés, qui sortent d’écoles de commerce.»

La rue de Ponthieu

Des lieux à éviter

«Notamment pas mal de parkings, qui sont de vrais coupe-gorge». Celui situé dans la rue de la Boétie, à proximité du Madam, serait particulièrement chaud. «Un SDF y a été retrouvé égorgé et il n’est pas rare que des filles y soient abusées.» Mais il y a aussi des galeries parfois mal fréquentées. Sur les portes de l’une d’entre elles, coincée entre le Regine’s et le Pink Paradise, deux impacts de balles viennent appuyer les propos de l’auteur. «Il y a aussi la rue Marbeuf, où c’est chaud.» Des restaurants ouverts 24h/24 y brassent parfois une faune interlope. «Une personne a même été tuée dans l’un d’eux, il y a quelques années.»

L'enfer du jeu

Si beaucoup de cercles de jeux ont fermé dans la capitale, l’Aviation Club de France (ACF) fait de la résistance à deux pas des Champs… Mais «certains ont une réputation sulfureuse, comme le cercle Wagram, qui est au cœur d’une affaire judiciaire». Soupçonné d'avoir servi au blanchiment d'argent de voyous corses, il a d’ailleurs dû fermer.

Sexe et prostitution

«On pourrait qualifier la rue Ponthieu de rue du sexe, annonce Florian Anselme. C’est notamment lié à la présence du No Comment, qui était à l’origine un club libertin.» Même s’il ne l’est plus, les boîtes de strip-tease installées à proximité contribuent à entretenir le mythe. Dans la rue de Berri, perpendiculaire, le Penthouse Club complète le tableau. Et puis, «des boutiques de massage proposant des “finishs” particuliers fleurissent». Une nouvelle forme de prostitution qui va de pair avec d’autres méthodes, repérées par Florian Anselme. «Comme les marcheuses, qui arpentent l’avenue à la recherche de riches clients. Ou celles qui attendent les clients fortunés aux terrasses de cafés».

«La vie cachée des Champs-Elysées», de Florian Anselme, est paru aux Editions du moment.