La planque de Faïd découverte ces «dernières 24 heures»

avec AFP

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Les enquêteurs ont acquis au «cours des dernières 24 heures», «la quasi-certitude» que Redoine Faïd se cachait dans l'hôtel de Seine-et-Marne où il a été cueilli dans la nuit, a indiqué jeudi à la presse le Directeur central de la police judiciaire (DCPJ) Christian Lothion.

Son arrestation «est le fruit d'un travail fait par de grands professionnels sans relâche depuis six semaines, qui a abouti hier à la quasi-certitude que Rédoine Faïd pouvait se trouver dans cet hôtel de Pontault-Combault».

Investigations «longues et minutieuses»

«C'est un point de chute que nous avons découvert au cours des dernières 24 heures et qui était le sien depuis quelques jours», a poursuivi le patron de la PJ française.

«Quand on a un évadé comme ça, on travaille bien évidemment sur son relationnel, sur sa famille. Il faut savoir que lui aussi sait comment on va travailler. Il sait très bien qu'on va travailler sur sa famille, sur sa relation. Ce qui explique sans doute que celui qui était avec lui» au moment de son interpellation «ne faisait pas partie de son paysage habituel», selon Christian Lothion .

Pour le DCPJ, les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (Oclco) ont pu remonter jusqu'à lui «par des investigations longues et minutieuses».

Perruque, barbu et lunettes

Redoine Faïd, 41 ans,«va remonter sur Lille voir les magistrats qui l'attendent» dans l'après-midi et «j'espère qu'il retournera très vite en prison et qu'il y restera plus longtemps qu'il n'est resté en liberté», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le lieu de l'arrestation, Chistian Lothion a affirmé que «peut-être il n'avait pas forcément de moyens d'aller ailleurs. Vous savez la cavale ça coûte cher» et «il avait peu d'argent», évoquant «quelques milliers d'euros» retrouvés sur lui.

«Peut-être avait-il prévu de commettre certains méfaits, on ne lui en a pas laissé le temps», a-t-il encore déclaré.

Redoine Faïd avait changé son apparence physique: «Il était perruqué, barbu et portait des lunettes. On aurait pu le croiser dans la rue, même devant Nanterre, personne ne l'aurait reconnu«, a précisé le patron de la PJ.