Militaire agressé à La Défense: Pourquoi le parquet va requérir la qualification terroriste

A. S.

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La police a déployé un périmètre de sécurité à La Défense après l'agression d'un militaire à l'arme blanche samedi 25 mai 2013
La police a déployé un périmètre de sécurité à La Défense après l'agression d'un militaire à l'arme blanche samedi 25 mai 2013 — BISSON/JDD/SIPA

«La qualification terroriste sera retenue à l’issue de la garde à vue» d’Alexandre, le jeune homme de 22 ans soupçonné d’avoir agressé au couteau un militaire dimanche à la Défense, a indiqué d’emblée, alors que celle-ci ne fait que commencer et pourrait durer 96 heures, le procureur de Paris François Molins. Il a sans doute «agi au nom de son idéologie religieuse». Plusieurs éléments expliquent cette position du parquet.

Le calendrier. L’agression s’est produite la même semaine que celle d’un militaire à Londres par deux fondamentalistes.

«La gravité des faits.» «La volonté de tuer était assez évidente», a assuré le parquet de Paris. Sa «détermination» était surprenante.

La prière avant l’acte. Alexandre a effectué une «prière musulmane» à 17h46 dans le centre commercial des Quatre Temps à la Défense, ont enregistré les caméras de vidéosurveillance. A 17h54, il agressait le militaire.

Son passé. Même s’il n’était pas connu des services de renseignement, Alexandre avait été contrôlé en 2009 lors d’une prière de rue. Selon les autorités, il se serait converti à l’islam «à la fin de sa minorité» mais les services spécialisés ne disposaient pas «d'autres éléments pouvant laisser croire à sa dangerosité».

Interrogé sur d’éventuelles autres cibles ou des voyages à l’étranger, le procureur a refusé de répondre, renvoyant ces réponses à la suite de l’enquête et des auditions.