Militaire agressé à la Défense: Une interpellation dans les Yvelines

Vincent Vantighem

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Un homme a été interpellé le 26 mai à La Verrière dans  les Yvelines dans l'enquête sur l'agression au cutter d'un militaire à la Défense.
Un homme a été interpellé le 26 mai à La Verrière dans les Yvelines dans l'enquête sur l'agression au cutter d'un militaire à la Défense. — ERIC FEFERBERG / AFP

Un homme de 22 ans a été interpellé mercredi matin à La Verrière dans les Yvelines dans l'enquête sur l'agression au cutter d'un militaire samedi à la Défense, a annoncé le ministère de l'Intérieur. «L'auteur présumé de l'agression contre un militaire samedi soir à la Défense a été interpellé ce matin à La Verrière dans les Yvelines», selon un communiqué lu de Manuel Valls qui exprime «sa gratitude aux policiers de la brigade criminelle. L'enquête menée sous l'autorité du parquet antiterroriste devra déterminer quels ont été le parcours, l'environnement et les motivations de ce jeune homme», selon le texte. Le procureur de la République de Paris donnera une conférence de presse à 11h30.

De l’ADN sur une bouteille d’eau

Alors que des premières sources indiquent que cet homme serait partisan d’un «islam traditionaliste voire radical», Manuel Valls a appelé à la prudence, ce mercredi matin, sur iTélé. «On ne peut pas encore parler d’islam radical», a précisé le ministre de l’Intérieur qui a précisé que «l’enquête était toujours en cours».

Ce sont finalement les images de vidéosurveillance ainsi que les échantillons d’ADN retrouvés sur une bouteille d’eau abandonnée par le suspect qui ont permis de remonter sa trace. «Il fallait aller vite. On ne savait pas s’il pouvait récidiver», a poursuivi Manuel Valls rappelant, par ailleurs «l’horreur de l’attaque de Londres».

Les militaires doivent être «sur leurs gardes»

Invité à s’exprimer sur l’inquiétude des militaires qui participent aux opérations Vigipirate, Manuel Valls a indiqué qu’il «regardait ce dossier avec Jean-Yves Le Drian [ministre de la Défense]», conseillant aux militaires de «rester sur leurs gardes». «Je l’ai déjà dit. Il y a des dizaines, voire des centaines de Mérah en France. Il y a un terreau. Cela ne veut pas dire qu’ils passent tous à l’acte. Mais il faut être vigilants…»

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