Les techniques de fraude les plus courantes au bac

Delphine Bancaud

— 

Illustration. Une salle d'examen à Nancy le jour de la première épreuve du bac 2012.
Illustration. Une salle d'examen à Nancy le jour de la première épreuve du bac 2012. — POL EMILE/SIPA

A trois semaines du top départ du bac, les examinateurs sont sur le qui-vive. Car même si les tentatives de tricheries au bac restent minimes au regard du nombre de candidats (419 en 2012 pour 760.000 candidats), pas question pour le ministère qu’elles viennent entacher la session 2013.

Sans surprise, en 2012, les fraudes aux nouvelles technologies ont été les plus fréquentes (166 sur 419). «Il ne s’agit pas que de fraudes liées aux smartphones, mais aussi de tentatives de triche à l’aide d’une tablette, d’un MP3, d’une montre téléphone, d’une calculatrice, d’une oreillette intra-auriculaire», a précisé le ministère de l’Education à 20 Minutes

Sept cas d’usurpation d’identité

Mais la bonne vieille antisèche n’a pas dit son dernier mot, car elle est la deuxième technique de gruge la plus courante (99 cas sur les 419 en 2012). Certains candidats cachent des bouts de papier dans leur trousse, d’autres s’écrivent des pense-bêtes sur les membres du corps… Et bien que les salles d’examens soient très surveillées, 46 candidats ont été pris sur le fait en 2012 lorsqu’ils tentaient de communiquer entre eux (discussions à voix basse ou échanges de brouillons).

La quatrième technique de gruge la plus courante reste l’utilisation de documents non autorisés, qui a été identifiée dans 30 cas de fraudes en 2012. Il peut s’agir, par exemple, de fiches de révisions cachées dans les toilettes du centre d’examen ou d’annales annotées dissimulées dans un vêtement. Plus rares car plus difficiles à mettre en œuvre, la méthode de falsification de copies répertoriée dans 25 cas en 2012, ainsi que l’usurpation d’identité identifiée dans 7 cas.

La vigilance renforcée

Pour lutter contre ces tentatives de gruge, le ministère misera cette année encore sur  la dissuasion. «Lors de la première épreuve, les consignes sur leur déroulement seront lues aux candidats et les sanctions en cas de fraudes leur seront rappelées», informe le ministère. Comme chaque année, les sacs des candidats seront stockés dans  un coin de la salle et au moins deux surveillants seront prévus par salle.

L’expérimentation des détecteurs de portables, lancée l’an dernier dans 5 académies, sera étendue et généralisée dans les 30 académies de France. «Cela ne signifie pas qu’il y aura un détecteur par salle et nous ne souhaitons pas préciser combien seront en circulation pour que l’effet dissuasif soit préservé», précise-t-on au ministère. «Les recteurs ont eu la consigne de faire circuler les détecteurs chaque semaine d’un centre d’examen un autre», ajoute le ministère. Impossible donc aux candidats de mesurer les risques si l’envie de tricher leur vient…