La Défense: Le militaire agressé est «traumatisé», selon sa compagne

SÉCURITÉ est toujours hospitalisé à Clamart...

avec AFP

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La police a déployé un périmètre de sécurité à La Défense après l'agression d'un militaire à l'arme blanche samedi 25 mai 2013.
La police a déployé un périmètre de sécurité à La Défense après l'agression d'un militaire à l'arme blanche samedi 25 mai 2013. — Mauviniere/AP/SIPA

La compagne de Cédric Cordier, le militaire de 23 ans agressé et blessé au cou samedi, alors qu'il effectuait une patrouille Vigipirate à La Défense, a affirmé ce dimanche au micro de RTL que celui-ci, toujours hospitalisé à Clamart (Hauts-de-Seine), était «traumatisé».

Depuis l'agression «il n'est pas tranquille», a expliqué la jeune femme, Amélie, 22 ans. «A 4h du matin, il y a un infirmier qui est rentré dans sa chambre, il s'est tout de suite redressé, car il croyait que c'était l'agresseur qui revenait pour finir le travail», a-t-elle dit. Elle a également estimé que le militaire, issu du 4e régiment de chasseurs de Gap, «a vraiment eu de la chance, car, à deux centimètres près c'était la carotide qui était atteinte». «Il pouvait mourir», a-t-elle ajouté, précisant que selon les dires des médecins qui ont examiné Cédric Cordier la blessure provenait vraisemblablement d'un cutter.

«L'agresseur visait spécialement un militaire»

La jeune femme a également estimé que «l'agresseur visait spécialement un militaire». «C'est écoeurant quand même. On ne s'attend pas à ça à Paris. Au Mali je veux bien, mais à Paris!», a-t-elle poursuivi. Cédric Cordier avait été agressé samedi vers 17h50, alors qu'avec deux collègues il participait à une patrouille Vigipirate dans la «salle d'échange» de la Défense.

Il était toujours hospitalisé dimanche à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Ses jours ne sont pas en danger. Le parquet antiterroriste de Paris a été saisi de l'affaire. Mercredi, un soldat britannique a été tué à l'arme blanche à Londres par deux hommes d'origine nigériane qui ont affirmé aux témoins agir «au nom d'Allah». Le gouvernement britannique a estimé que c'était un acte «manifestement de nature terroriste».