«Je vais arriver plus confiant aux épreuves du bac»

ÉDUCATION trois semaines de la première épreuve du bac, le lycée Galilée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) dévoile ses initiatives pour accompagner les élèves vers la réussite...

Delphine Bancaud
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Illustration - Cour de chimie en vue de la préparation au baccalauréat dans une classe du lycée Galilée à Gennevilliers, le 23 mai 2013.
Illustration - Cour de chimie en vue de la préparation au baccalauréat dans une classe du lycée Galilée à Gennevilliers, le 23 mai 2013. — P.-M. TALBOT / 20 MINUTES

Le compte à rebours est lancé. Dans trois semaines, les lycéens plancheront sur leur première épreuve du bac. Au lycée Galilée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), l’ambiance est plus que jamais studieuse. D’autant que les élèves de terminale S reviennent à peine d’un stage d’intenses révisions au Château de Menilles (Eure). Un dispositif  qui est reconduit chaque année. «Car chez eux, les élèves ont de multiples distractions. En les transplantant ailleurs, on est sur de les faire travailler», explique Laurent Jallu, professeur de physique-chimie.

Au programme: quatre séances de deux heures par jour orchestrées par les profs scientifiques (maths, sciences de la vie et de la terre, physique-chimie). Et le soir des sessions de révisions plus autonomes de 21h30 à minuit. Les professeurs de langues sont aussi passés au château pour coacher les élèves pour le bac.

«Cette semaine m’a été très utile dans mes révisions, car chez moi, je suis trop distraite par la télé et l’ordinateur. Ca m’a remis sur les bons rails», confie Charley, élève de terminale S. Même son de cloche chez Marlone : «Grâce à ce stage, j’ai pu revoir tous les points du cours que je n’avais pas compris pendant l’année. Dès que je suis rentré chez moi, je me suis organisé un programme de révisions pour tenter de garder le rythme. Après ce stage, je vais arriver plus confiant aux épreuves».

Un accompagnement tous azimuts

Un dispositif efficace, qui n’est pas réservé qu’aux élèves de terminale S. En janvier, Benoît Miramond, professeur de maths est lui aussi parti au château avec les élèves d’ES «Il s’agissait d’un stage de méthodologie, car on s’est rendu compte que les élèves ne savaient pas organiser leur travail. Cela a permis de poursuivre l’année scolaire sur de meilleures bases», souligne-t-il.

Pour accompagner les élèves jusqu’au bac, le lycée mise aussi sur d’autres initiatives. La preuve en salle  "labo", où Benoît Miramond, ainsi que d’autres profs attendent les élèves. Ces derniers peuvent s’y rendre à leur guise entre deux cours, à la pause méridienne ou le soir. «Lors de ces séances de travail informelles, les élèves planchent sur des annales du bac et peuvent nous solliciter à tout instant», explique l’enseignant. Des assistants pédagogiques étudiants sont aussi là pour coacher les élèves.

Et pendant les vacances scolaires, ils peuvent aussi venir travailler quelques heures au lycée qui participe à l’opération "Ecole ouverte". «J’y suis souvent venue, car c’est super de pouvoir bénéficier de l’aide d’un prof pour revenir sur un point du programme que l’on a pas compris ou pour préparer un devoir», explique Charley.

Grâce à tous ces dispositifs, le lycée Galilée est parvenu à déjouer les statistiques. «Alors que nous accueillons des élèves au départ fragiles scolairement, nous arrivons à les conduire vers la réussite» explique, le proviseur, Lionel Pinard. En 2012,  Galilée est arrivé à la deuxième place des lycées des Hauts-de-Seine en terme de réussite au bac S. «On a enregistré 94% de réussite, soit 16 points de plus par rapport aux résultats attendus par le ministère, compte tenu du niveau scolaire de départ des jeunes. Et pour le bac ES, le taux de réussite a été de  90%, soit 17 points de plus que les prévisions du ministère», se félicite le proviseur. Car à Galilée, on ne croit pas à la fatalité.