Berlin: Manifestations contre l'ouverture de la «maison de Barbie»

avec AFP

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La «Barbie dreamhouse» de Berlin, le 16 mai 2013.
La «Barbie dreamhouse» de Berlin, le 16 mai 2013. — Jens Kalaene/AP/SIPA

Plusieurs dizaines de personnes, dont des membres du collectif des Femen, ont manifesté jeudi à Berlin contre l'ouverture de la première «maison de Barbie» à taille réelle en Europe, dénonçant un cliché sexiste, a constaté une journaliste de l'AFP. Ce vaste espace de 2.500 m² couleur rose bonbon qui se veut la réplique de la maison de la célèbre poupée a ouvert ses portes jeudi matin, à quelques dizaines de mètres de l'Alexander Platz, dans la capitale allemande. Prix d'entrée : 22 euros.

A la mi-journée, devant l'entrée, des opposants, pour certains déguisés, ont dénoncé «l'image parfaite» que renvoyait Barbie, «une image qu'en fait, personne ne peut atteindre». «Nous ne voulons pas de cet idéal», a expliqué à l'AFP Lars, 28 ans, perruque blonde et larges lunettes de soleil. «Nous ne voulons pas que les enfants se construisent des rêves impossibles à atteindre, si ce n'est par le biais d'opérations de chirurgie esthétique ou de je ne sais quelle autre modification physique», a-t-il souligné.

«Occupy Barbie-Dreamhouse»

Perchée sur une fontaine en forme d'escarpin, une manifestante du collectif féministe des Femen, la poitrine nue barrée du slogan «Life in plastic is not fantastic» (La vie en plastique n'est pas fantastique, référence à «Barbie Girl», chanson qui a rencontré un succès mondial) a brûlé un crucifix sur lequel Jésus avait été remplacé par une Barbie. Après qu'elle eut quitté la fontaine, un autre manifestant s'est emparé du crucifix et a voulu le jeter dans la fontaine, provoquant l'intervention de membres du service chargé de la sécurité du site. Une brève bousculade s'en est suivie, dans laquelle une poussette a été renversée, sous le regard de nombreux photographes et cameramen de presse.

Dans l'après-midi, une autre manifestation, organisée par un collectif baptisé «Occupy Barbie-Dreamhouse», dans une allusion au mouvement populaire new-yorkais «Occupy Wall Street», a réuni plusieurs dizaines de personnes. Le défilé, surveillé par la police, s'est déroulé sans incidents.