Le top 5 des techniques de vol dans le métro

DELINQUANCE Les pickpockets sont de plus en plus inventifs. Eventail des techniques de vol les plus courantes dans le métro parisien…

Romain Lescurieux
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Illustration du métro parisien.
Illustration du métro parisien. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Alors que le chef des «petites voleuses du métro», Féhim Hamidovic, a été condamné ce mercredi à sept ans de prison, 20 Minutes dresse une liste non-exhaustive des techniques couramment utilisées par les pickpockets du métro.

Le coup du «signal sonore»:  Lorsque  le métro est à l’arrêt, le pickpocket profite des quelques secondes  avant la fermeture des portes –au moment du signal sonore- pour  s’emparer d’un téléphone portable ou casque audio d’une personne dans  la rame. La scène va généralement très vite. Le temps de se rendre  compte de ce qu’il se passe, le voleur est déjà en dehors du wagon. Il  peut opérer depuis l’intérieur ou de l’extérieur sur les personnes les  plus proches des portes.

Le coup du «détrousseur de l’aube»: Le «détrousseur» sévit au petit matin dans les premiers métros. Précisément dans ceux tant attendus par les noctambules de sortie de soirée. Installés confortablement sur leurs chaises, souvent ivres et somnolents, ils deviennent des proies faciles et idéales pour les «détrousseurs», qui n’hésitent alors pas à se servir dans leurs poches.

Le  «détrousseur» sévit au petit matin dans les premiers métros.

Le coup du «détrousseur de l’aube»: Le «détrousseur» sévit au petit matin dans les premiers métros. Précisément dans ceux tant attendus par les noctambules de sortie de soirée. Installés confortablement sur leurs chaises, souvent ivres et somnolents, ils deviennent des proies faciles et idéales pour les «détrousseurs», qui n’hésitent alors pas à se servir dans leurs poches.

Le coup du «ticket»: Cette technique est la suivante: quelqu’un fait tomber son ticket de métro à terre. Plusieurs personnes très aimables, que d’aucuns qualifieront de naïfs, se pressent alors pour ramasser le ticket. Pendant ce temps, un ou plusieurs complices leur vident les poches.

Le coup du «Au voleur!»: Le plus simple pour voler une  personne de manière non-violente et sans qu’elle s’en rende compte est  de profiter d’une situation de foule. Ce qui est assez fréquent dans le  métro parisien. Etant donné que tout le monde se  bouscule, se serre, il suffit que quelqu’un crie «au voleur» pour  qu’instinctivement l’usager mette la main sur son portefeuille afin de  vérifier qu’«il est toujours là». Facile alors pour le ou la complice  qui vient de localiser son porte-monnaie de s’en  emparer. 

Le coup de «la scène de théâtre»: Une autre tactique peut consister à déclencher un mouvement de foule. Il  suffit pour cela de provoquer un incident, une dispute ou une bagarre.  Trop concentrés sur les événements, les spectateurs deviennent alors des  proies faciles pour les pickpockets. 

Bonus: La dernière technique est propre à un seul et même homme qui vient d’être démasqué après vingt ans d’arnaques dans le métro parisien. Il dit s’appeler «Alain Luvère» ou encore «Pierre Melitier», il «présente bien», indique être informaticien, parle bien, très vite et a réponse à tout. Il raconte toujours la même histoire sur les quais du métro, principalement à des femmes entre 20 et 30 ans.  Il est arrivé de Bordeaux le matin même pour visiter un appartement.  Il doit rentrer chez lui mais sa voiture est tombée en panne et il n’a  ni chéquier, ni carte bancaire. Il a donc besoin d’argent… Plusieurs  dizaines de femmes ont été victimes de ce coup monté.

Les précautions à prendre:  Sur les quais, il est notamment conseillé d’attendre son métro près du  bouton d'appel d'urgence, et ne pas hésiter à crier en  cas d'agression. Dans les rames du métro, il est important de ne jamais  téléphoner près des portes et de garder ses affaires devant soi tout en  faisant attention à son environnement.