La mairie du 16ème avait donné un «avis favorable» à la fête du PSG

SPORT Après les débordements de lundi, place du Trocadéro à Paris, lors de la célébration du troisième titre du PSG, des révélations sont faites sur la préparation de la fête ratée...

avec AFP

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Les supporters du PSG sur la Place du Trocadéro, le 13 mai 2013.
Les supporters du PSG sur la Place du Trocadéro, le 13 mai 2013. — F.FIFE/AFP

La mairie UMP du XVIème arrondissement de Paris, dont le député-maire Claude Goasguen a demandé la démission de Manuel Valls après les violences de lundi au Trocadéro, avait donné un «avis favorable» à la tenue dans son arrondissement de la fête du PSG, a-t-on appris mardi.

Selon des documents consultés par l'AFP, la mairie avait été consultée le 7 mai, comme il est d'usage, par les services de la préfecture de police de Paris (PP) qui autorise, ou non, ce genre de rassemblement et le prépare en amont. La mairie avait été avisée par la PP des dispositions techniques prévues pour la remise du Trophée de Champion de France de ligue 1 au PSG place du Trocadéro le lundi suivant.

Goasguen a dénoncé la «responsabilité du ministre de l'Intérieur»

Un podium était prévu sur le trottoir du Trocadéro et une zone médias dans le square du Trocadéro, est-il précisé dans ces documents. Ce à quoi un collaborateur direct du député-maire avait répondu, toujours le 7 mai, par un «avis favorable en ce qui nous concerne».

Lundi soir, après les incidents survenus sur cette place, Goasguen a écrit dans un communiqué que «la sécurité des personnes, des supporteurs, des joueurs et des journalistes n'a pas été assurée». Il a dénoncé la «responsabilité du ministre de l'Intérieur» Manuel Valls qui «est totale» et «doit être assumée».

Lors des questions d'actualité de mardi, le député a accusé le ministre de l'Intérieur de fuir ses responsabilités, ce à quoi ce dernier a répondu que «l'ordre a changé de camp».  «Vous êtes pour le désordre, ici c'est l'ordre républicain», a ajouté Manuel Valls à son adresse lui reprochant notamment «d'avoir choisi la rue contre le Parlement lors des manifestations contre le mariage pour tous».