Disparition de Fiona: Une information judiciaire ouverte pour «enlèvement et séquestration»

C.B.

— 

Fiona, 5 ans, a disparu dimanche 12 mai dans un parc de Clermont-Ferrand
Fiona, 5 ans, a disparu dimanche 12 mai dans un parc de Clermont-Ferrand — D.R.

Deux jours après la disparition de la petite Fiona, 5 ans, le procureur de la République de Clermont-Ferrand a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration» de mineur de moins de 15 ans.

La fillette a disparu dimanche 12 mai, en fin d'après-midi, dans un parc de Clermont-Ferrand, alors que sa mère s'était assoupie. «Nous n'avons pas de témoignage» signalant que la fillette serait montée dans une voiture à la sortie du parc, mais, «par déduction, cette hypothèse est une hypothèse majeure», l'enfant n'ayant pas été trouvée dans le parc, a expliqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Pierre Sennès.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le procureur n’avait pas lancé lundi la procédure de «l’alerte enlèvement» mais celle de «l’appel à témoin». «Pour lancer un plan d’alerte enlèvement, il faut que d’une part l’enlèvement soit avéré, et d’autre part que des éléments précis permettent de localiser l’auteur et la victime», a détaillé Pierre Sennès lors d’une conférence de presse ce mardi.

Le procureur n'a pas d'intime conviction

«Avez-vous une intime conviction quant à cette disparition?», a notamment questionné un journaliste. «Non», a immédiatement rétorqué le procureur, «nous devons avoir une approche très objective, nous essayons de ne pas avoir d’a priori». Pierre Sennès a précisé que de «nombreuses personnes présentes dans le parc au moment de la disparition de Fiona ont été entendues» et que le principal travail de la police à présent est «de croiser et d’exploiter ces informations».

L’affaire a été confiée à deux juges d’instruction. Quant aux recherches dans le parc où a disparu la fillette, elles ont repris ce mardi. La police voulait notamment vérifier certains endroits broussailleux et escarpés. «Le parc a été fouillé de fond en combe. La possibilité que la fillette y soit encore présente se réduit considérablement», a précisé le procureur.