Notre-Dame-des-Landes: Une chaîne humaine organisée ce samedi à l'appel des opposants

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Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), un projet en suspens du fait des recommandations émises par des rapports remis au gouvernement.
Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), un projet en suspens du fait des recommandations émises par des rapports remis au gouvernement. — Jean-Sebastien Evrard AFP

Une chaîne humaine est organisée ce samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), un projet en suspens du fait des recommandations émises par des rapports remis au gouvernement.

Cette manifestation devrait se dérouler dans un contexte apaisé après le retrait de la zone des forces de l'ordre le 20 avril, après la reprise du dialogue entre opposants institutionnels (agriculteurs, élus, militants écologistes) et autorités, et l'arrêt des opérations d'expulsions qui ont marqué l'automne.

L'inauguration devrait être repoussée

Les opposants se félicitent également dans l'ensemble des recommandations issues des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet qui ont été rendues à la mi-avril. Même si dans ces conclusions le principe du transfert de l'aéroport a été réaffirmé, son inauguration a de grandes chances d'être repoussée au delà de la date initialement prévue de 2017.

En juin la préfecture de Loire-Atlantique devrait annoncer les implications, en termes de calendrier, des modifications réclamées par les experts qui ont rédigé les rapports, afin de limiter l'impact de la nouvelle infrastructure sur l'environnement et les terres agricoles.

20.000 personnes nécessaires pour entourer la zone

Sur la zone du futur aéroport, entre 100 et 300 opposants anticapitalistes, selon les périodes, vivent dans une cinquantaine de cabanes reconstruites depuis fin novembre et disséminées sur le tracé des projets de pistes et d'aérogare. Pour entourer entièrement le site de la zone d'aménagement différé (ZAD) samedi, comme l'espèrent les opposants, 20.000 personnes seront nécessaires pour ce périmètre de 25 km.

«L'idée est de dire qu'on encercle cette ZAD et qu'elle est donc sous protection populaire: le symbole demeure», a expliqué cette semaine à l'AFP Françoise Verchère, conseillère générale du Parti de gauche et opposante historique au projet. Les opposants anticapitalistes au projet, auto-baptisés «zadistes», se disent quant à eux moyennement impliqués dans cet événement «médiatique».

Le projet de transfert de l'actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l'agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord, est soutenu principalement par l'Etat, qui en a attribué la concession au groupe Vinci, et les collectivités locales socialistes concernées dont la ville de Nantes, fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet.