Orléans: Le dernier père retranché dans la cathédrale est descendu ce samedi

SOCIÉTÉ voulait dénoncer des problèmes de garde d'enfants...

avec AFP

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Le dernier père retranché depuis jeudi dans la cathédrale d'Orléans pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations en est descendu samedi peu après 08H00, fatigué et amer.
Le dernier père retranché depuis jeudi dans la cathédrale d'Orléans pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations en est descendu samedi peu après 08H00, fatigué et amer. — Alain Jocard AFP

Le dernier père retranché depuis jeudi dans la cathédrale d'Orléans pour dénoncer des problèmes de garde d'enfants à la suite de séparations en est descendu ce samedi peu après 8h, fatigué et amer.

Au total, neuf parents, dont une mère, avaient investi jeudi une terrasse du monument située au-dessus de la façade principale, au pied de la tour sud. Cinq étaient redescendus dans la soirée de jeudi, trois autres vendredi en fin de journée. Si les trois pères qui sont descendus vendredi vers 19h avaient estimé être plutôt confiants dans l'évolution de leur dossier et jugé que leur action avait permis de faire évoluer le choses, le dernier à être descendu samedi matin était lui amer, selon la correspondante de l'AFP. Il a estimé que son action n'avait servi à rien, avant de suivre des policiers pour être entendu.

«Ce sont des guignols sectaires et misogynes que nous condamnons»

Le groupe de parents qui s'était installé dans la cathédrale réclamait la «coparentalité» et que «le droit des enfants à leurs deux parents soit respecté par la justice» en cas de divorce. Des membres de l'association SOS Papa-Loiret et du collectif La Grue jaune, créé après l'action en février d'un père divorcé qui s'était retranché en haut d'une grue à Nantes pour réclamer le rétablissement de son droit de visite pour son fils, étaient arrivés vendredi à Orléans. Ils s'étaient installés sur le parvis de la cathédrale, où ils avaient installé une table et quelques jouets, ainsi que des pancartes.

Mais leur venue avait été critiquée par des membres du groupe de la cathédrale qui avaient dénoncé la «récupération» de leur mouvement par SOS Papa et La Grue jaune. «Ce sont des guignols sectaires et misogynes que nous condamnons», avait ainsi déclaré vendredi Cédric Constant, qui bataille depuis huit ans pour obtenir la garde de son fils.

«Nous sommes là pour délivrer un message à nos enfants»

«Nous sommes là pour délivrer un message à nos enfants, pour défendre nos revendications personnelles, et non pas pour des revendications nationales. Et ce n'est pas un message contre les mamans, même si elles profitent du système, mais contre la lenteur de la justice», avait-il dit.

Le groupe de la cathédrale était venu de plusieurs régions de France, dont la Bretagne, la Lorraine, ou des villes de Caen, Belfort et Périgueux. Ils avaient investi la cathédrale jeudi après-midi à l'occasion d'une visite de l'édifice qu'ils avaient eux-mêmes organisée.