Pour Karoutchi (UMP), «les Français n'ont pas envie d'entendre parler de 2017»

avec AFP

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Roger Karoutchi, vice-président (copéiste) de l'UMP, a affirmé jeudi sur i-Télé que «parler de l'élection présidentielle de 2017», comme l'a fait l'ancien Premier ministre François Fillon à Tokyo, «c'est accélérer le calendrier», or, les Français n'ont «pas tellement envie" d'en entendre parler. «François Fillon a toujours dit qu'il avait l'ambition d'être candidat en 2017» mais «nous avons décidé, à sa demande d'ailleurs, d'avoir des primaires ouvertes en 2016», a fait observer le sénateur des Hauts-de-Seine.

Selon lui, «l'opinion publique n'a pas tellement envie d'entendre parler de 2017. Elle est plus intéressée aux problèmes liés au rejet de la politique de François Hollande , ou alors (...) à la préparation des municipales qui seront la première étape de la reconquête, en 2014». «Parler maintenant de 2017, c'est probablement un peu accélérer le calendrier», a-t-il affirmé.

«Tout le monde devrait se rassembler autour de Nicolas Sarkozy»

Interrogé sur le tweet de François Fillon, affirmant qu'il pensait à la primaire en disant qu'il serait candidat «quoi qu'il arrive», Karoutchi a répliqué: «Il a dû avoir des commentaires désagréables (...) +Quoi qu'il arrive+ voudrait dire que quel que soit le résultat de 2016, il irait quand même. Moi, je suis convaincu que naturellement, il sera candidat à la primaire de 2016 et que naturellement, en fonction du résultat, il ira ou il n'ira pas en 2017».

«S'il était battu en 2016, je ne vois pas comment François Fillon irait en 2017», a-t-il affirmé. «Selon les statuts, tout le monde devra passer par les primaires ouvertes» y compris Nicolas Sarkozy. «Est-ce que François Fillon ira aux primaires si Nicolas Sarkozy est candidat? On verra bien le jour venu.(...) Si Sarkozy revenait très haut dans les sondages et battant nettement François Hollande, je ne crois pas beaucoup à un vrai combat en interne. Si Nicolas Sarkozy ne revenait pas, alors la primaire serait beaucoup plus ouverte», a-t-il également affirmé.

Reconnaissant que l'ancien Premier ministre est «cohérent» avec sa ligne, qui est de vouloir être candidat avec son propre projet, le sénateur a ajouté qu'à l'UMP, «tout le monde devrait se rassembler autour de Nicolas Sarkozy».