Crues: La ville de Troyes passe la nuit au sec

MÉTÉO crue devrait atteindre «un plafond» jeudi vers midi qui pourrait durer 24 heures avant une possible décrue...

avec AFP

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La situation était stable jeudi en fin de matinée dans l'agglomération troyenne, menacée depuis lundi par des inondations et les autorités annonçaient une décrue "prochaine".
La situation était stable jeudi en fin de matinée dans l'agglomération troyenne, menacée depuis lundi par des inondations et les autorités annonçaient une décrue "prochaine". — Francois Nascimbeni AFP

Les habitants de Troyes ont passé la nuit de mercredi à jeudi au sec, alors que la Seine qui a gonflé de quelques centimètres sans quitter son lit devrait se stabiliser avant d'amorcer une décrue prochaine, a-t-on appris auprès des pompiers de l'Aube.

«La situation n'a pas beaucoup évolué dans la nuit, la niveau de la Seine est monté comme prévu de quelques centimètres sans provoquer aucun débordement et tend à se stabiliser», a-t-on indiqué jeudi au Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) de l'Aube.

Vendredi, la décrue

Mercredi, Météo France avait maintenu la vigilance Orange Crue dans le département de l'Aube sur le tronçon «Seine Troyenne».

Selon les services techniques de la préfecture de l'Aube, qui prévoyaient pour la nuit une montée maximale des eaux de la Seine de 8 centimètres dans l'agglomération troyenne, la crue devrait atteindre «un plafond» jeudi vers midi qui pourrait durer 24 heures avant une possible décrue.

Depuis mardi, la zone inondée se trouve pour l'essentiel autour de la commune rurale de Buchères, au sud de Troyes, où le niveau de l'eau a encore monté de plusieurs centimètres en début de nuit, selon Daniel Lebeau, le maire du village.

«L'eau monte légèrement et s'étale mais cela vient plus des remontées des nappes phréatiques que de la crue de la Seine», a-t-il expliqué à l'AFP.

«On est fatigué. Maintenant que le plus gros semble passé, on attend la décrue avec impatience», a-t-il ajouté.

Selon lui, environ 60 habitants ont été évacués mardi soir, dont 11 relogés à l'hôtel, les autres ayant trouvé refuge chez des proches.

Toute la nuit de mercredi à jeudi, les pompiers ont patrouillé dans les rues de l'agglomération troyenne qui bordent le fleuve pour surveiller un éventuel débordement des eaux.

Deux gymnases, aménagés par la mairie de Troyes et pouvant accueillir au total près de 800 personnes étaient toujours opérationnels en prévision d'hypothétiques évacuations d'habitants.