Collision mortelle dans le Pas-de-Calais: six interpellations

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La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d'échauffourées entre des résidents et la police, a constaté une journaliste de l'AFP.
La ville de Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais), dont un habitant est décédé jeudi lors de son interpellation, était le théâtre d'échauffourées entre des résidents et la police, a constaté une journaliste de l'AFP. — Joel Saget AFP

Six personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi et placées en garde à vue, après une collision probablement volontaire par deux voitures ayant fait un mort et deux blessés, dont l'un très grave, près de Saint-Omer, a-t-on appris auprès des gendarmes.

Dans un premier temps, la gendarmerie avait annoncé la mort de deux frères. «Le deuxième frère n'est pas mort, mais son pronostic vital est engagé», a-t-on indiqué à l'AFP.

Le deuxième frère est «entre la vie et la mort», a indiqué de son côté le parquet de Saint-Omer.

L'enquête, confiée à la gendarmerie, s'oriente vers un guet-apens consécutif à «une transaction entre particuliers sur une automobile qui traînait depuis quelques mois» et aurait dégénéré.

Un incident dimanche après-midi au centre ville de Saint-Omer aurait mis le feu aux poudres et «provoqué une course poursuite», a encore indiqué la gendarmerie.

Les deux frères, âgés d'environ 22 et 24 ans, ont été percutés alors qu'ils venaient de se garer devant chez eux à Eperlecques (Pas-de-Calais) et se trouvaient debout sur la chaussée. Un troisième homme, qui se trouvait avec les deux frères, a également été blessé et hospitalisé, mais il est rapidement sorti de l'hôpital selon le parquet.

Les six personnes placées en garde à vue, âgées d'une trentaine d'années, et également pour la plupart d'Eperlecques, sont défavorablement connues des services de police. «Certaines d'entre elles se sont constituées prisonnières, en se rendant volontairement à la brigade de gendarmerie de Saint-Omer», a-t-on encore précisé de même source.

Les agresseurs présumés avaient pris la fuite après la collision, mais un important dispositif de recherche, avec notamment un hélicoptère, avait été mis en place.

Ils pourraient être déférés devant un juge d'instruction dans les prochaines heures pour «homicide volontaire et tentative d'homicide volontaire», a-t-on estimé de source proche de l'enquête. Il leur est reproché d'avoir foncé volontairement sur les victimes.

Selon le parquet, l'enquête doit déterminer la responsabilité de chacun, notamment qui étaient les conducteurs, ce qui pourrait s'avérer difficile.