Triple meurtre à Istres: Le principal suspect interrogé, un deuxième homme arrêté à Paris

FAITS DIVERS Le tireur présumé est âgé de 20 ans...

Amandine Rancoule

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Des policiers sur une scène de crime à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, où un homme a tué trois personnes dans une fusillade, le 25 avril 2013.
Des policiers sur une scène de crime à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, où un homme a tué trois personnes dans une fusillade, le 25 avril 2013. — P.MAGNIEN/ 20 Minutes

De grandes bâches vertes sont tendues au début de la rue Saint-Etienne, à partir du rond-point du 19 mars 1962, à Istres (Bouches-du-Rhônes). Une dizaine de riverains sont regroupés sur une butte, à l’entrée d’un lotissement voisin. Choqués.

Jeudi peu après 14h, un homme âgé de 20 ans a tiré sur quatre personnes, vraisemblablement au hasard. Trois personnes sont mortes, une autre est blessée à l’oreille. Le présumé tireur, déjà connu pour une affaire de détention d’armes, a été arrêté quelques instants plus tard par la brigade de sûreté urbaine. Une kalachnikov a été retrouvée dans un fossé.

«Un homme intelligent»

«On voit parfois ces scènes à la télé mais là ça se passe en face de chez nous», déplore un habitant du quartier. Selon le préfet de police, Jean-Paul Bonnetain, «un homme à pied a tiré sur plusieurs personnes, sans que l’on puisse faire un lien entre lui et les victimes».

Les corps ont été trouvés à deux endroits différents. Selon une ex-voisine du présumé tueur, c’est «un homme un peu fou, mais pas malade, qui est très intelligent». Il réparait les ordinateurs de ses voisins chez lui, dans son appartement au HLM Méditerranée «où il avait plusieurs armes».

«Il admire Mohamed Merah»

D’après cette mère de famille, l’homme lui aurait expliqué «aimer voir les gens souffrir». «Il admire Mohamed Merah parce que son nom était connu et que lui aussi veut être connu. Mais il n’a aucune idéologie. Il y a deux jours, il disait qu’il poserait des bombes à la Féria puis qu’il tirerait sur la foule», raconte-t-elle.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Marseille. L'interrogatoire a permis l'arrestation à Paris d'une deuxième personne qui, selon les dires du suspect, allait «commettre un acte», a annoncé le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui s'est rendu sur place jeudi soir.