«Mur des cons»: Christiane Taubira saisit le Conseil supérieur de la magistrature

JUSTICE Le CSM devra apprécier s'il y a eu «manquement à la déontologie» de la part du Syndicat de la magistrature...

E.O. avec AFP
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La garde des Sceaux Christiane Taubira le 23 avril 2013 à l'Assemblée nationale à Paris.
La garde des Sceaux Christiane Taubira le 23 avril 2013 à l'Assemblée nationale à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

La garde des Sceaux Christiane Taubira a annoncé ce jeudi avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans l'affaire du «mur des cons» du Syndicat de la magistrature (SM). «Je trouve cet acte inadmissible, je peux ajouter qu'il est insupportable, qu'il est stupide et malsain», a déclaré la ministre de la Justice lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.

Le  CSM, instance de nomination et de sanction des magistrats, devra  apprécier s'il y a eu «manquement à la déontologie» de la part du SM,  qui avait exposé dans son local syndical des dizaines de photos de  personnalités regroupées sous le titre «mur des cons». Des hommes politiques - Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Nadine Morano, mais aussi Manuel Valls ou Jack Lang - des personnalités médiatiques - Dieudonné, Robert Ménard... - ou du monde judiciaire ont vu leur visage épinglé sur ce mur.

La ministre de la Justice avait qualifié mercredi d'«action  malheureuse» ce mur, qui a suscité un grand émoi dans l'opposition. Le Syndicat de la magistrature, lui, a décrit son mur comme un «exutoire politique, inoffensif et symptomatique». Un de ses membres, Serge Portelli, a toutefois indiqué à Europe 1 que «le mur de la honte a été abattu hier (mercredi)».