Cannabis Social Clubs: Dominique Broc écope de huit mois avec sursis

JUSTICE Dominique Broc, le porte-parole national de Cannabis Social Clubs, a été condamné ce jeudi à huit mois de prison avec sursis...

Alexandra Luthereau

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Dominique Broc, le fondateur des Cannabis social clubs (CSC) devant sa production, le 4 janvier 2013, près de Tours (Indre-et-Loire).
Dominique Broc, le fondateur des Cannabis social clubs (CSC) devant sa production, le 4 janvier 2013, près de Tours (Indre-et-Loire). — A.JOCARD / AFP

Huit mois de prison avec sursis, 2.500 euros d'amendes pour usage et détention de cannabis et le refus de prélèvement d'ADN. Cette condamnation fait suite à l’interpellation de Dominique Broc le 21 février à son domicile d'Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire) où les gendarmes ont saisi 126 plants de chanvre et 26g de cannabis.

Lors de son audience devant le tribunal correctionnel de Tours le 8 avril, Dominique Broc avait expliqué que Cannabis Social Clubs était «basé sur l'amitié» d’hommes qui cultivent ensemble du cannabis pour leur consommation personnelle, afin de «s'affranchir du marché noir».

 

Désobéissance civile

 

Dominique Broc a déclaré vouloir inscrire la libre consommation du cannabis dans la droite ligne de la légalisation de l'avortement ou de la conquête des droits civiques aux Etats-Unis. C’est en suivant cette ligne que son avocat l’a défendu, plaidant un acte de désobéissance civile. De toute évidence, ça n’a pas marché.

Le jardinier de profession de 44 ans a déjà annoncé son intention de faire appel. «Et ensuite, on verra peut-être en cassation et devant la cour européenne des Droits de l'Homme», a-t-il continué. Il a par ailleurs fait savoir qu’il continuerait de cultiver et consommer du cannabis.