Un bar gay saccagé à Lille, une enquête ouverte pour violences en réunion

HOMOSEXUALITÉ es quatre individus sont entrés vers 22h dans le bar, où ils se sont battus avec le propriétaire et deux serveur...

O.A., à Lille, avec Reuters

— 

Le Vice & Versa, un bar gay à Lille, a été saccagé dans la soirée du 17 avril 2013.
Le Vice & Versa, un bar gay à Lille, a été saccagé dans la soirée du 17 avril 2013. — M. LIBERT / 20 MINUTES

Quatre hommes ont été interpellés mercredi soir à Lille après une agression homophobe dans un bar gay de la vieille ville, a indiqué jeudi une source policière, confirmant les dires du propriétaire de l'établissement. Les suspects ont été arrêtés un quart d'heure après les faits dans la rue-même où ont été commis les faits. Deux d'entre eux sont encore en état d'ébriété ce jeudi matin, a ajouté cette même source.

«Ils sont venus pour "casser du pédé", ils l'ont dit en ces termes»

Toutes les personnes arrêtées sont connues des forces de police, pour des faits mineurs sans lien avec l'agression. Une enquête a été ouverte pour violences volontaires en réunion aggravée par l'orientation sexielle des victimes; Elle a été confiée à la sûreté urbaine de Lille.Le parquet envisage des comparitions dès vendredi. 

Vers 22h mercredi soir, quatre hommes ont tenté de pénétrer dans le bar, lieu de rencontre de la communauté homosexuelle. Une bagarre a éclaté entre les agresseurs, le propriétaire du bar et deux serveurs, tous trois légèrement blessés. «Ils sont venus pour "casser du pédé", ils l'ont dit en ces termes», a affirmé le gérant du bar.

Mis en fuite par les clients

Les quatre agresseurs ont jeté du mobilier du bar contre la vitrine et les clients en proférant des injures homophobes avant d'être mis en fuite par les clients. Ils auraient été repérés peu de temps après et interpellés, selon cette même source. Une manifestation avait été organisée mercredi à Lille contre le «mariage pour tous».

La Fédération LGBT (fédération des associations et centres lesbiens, gays, bi et trans en France) parle de «violences inacceptables (qui) interviennent dans un climat de harcèlement, de manifestations de la part des opposants qui ont décomplexé l'expression d'une homophobie désormais revendiquée», au moment où l'Assemblée nationale a entamé l'examen en deuxième lecture du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe.