Les Français, ces mauvais conducteurs

SECURITE ROUTIERE La 9ème vague du baromètre TNS Sofres pour Axa Prévention sur le comportement au volant des Français vient de paraître...

Alexandra Luthereau

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La circulation automobile sur le périphérique à proximité de la porte de Bagnolet, à Paris
La circulation automobile sur le périphérique à proximité de la porte de Bagnolet, à Paris — JPDN/SIPA

Quatre Français sur dix sont de mauvais conducteurs, révèle l’étude Axa Prévention/TNS Sofres. Le constat est amer, surtout devant les efforts faits en matière de prévention sur la sécurité routière depuis quarante ans.

Ce n’est pas tant un manque d’information que de négligence. 76% des personnes interrogées déclarent qu’il est dangereux de ne pas s’arrêter à un feu orange. Pourtant, 45% avouent le faire, contre 49% en 2012. De la même manière, concernant la vitesse de conduite, 70% des Français déclarent qu'il est dangereux de rouler à plus de 65km/h en ville et 45% le font. Autre chiffre inquiétant, un Français sur deux néglige l’usage du clignotant pour doubler ou tourner dans une nouvelle direction, pourtant essentiel pour se faire remarquer des autres automobilistes et prévenir les piétons.

Banalisation du téléphone en voiture

Concernant l’alcool, première cause de mortalité sur les routes, que les Français désignent comme axe de prévention prioritaire, des progrès sont encore à réaliser. Les Français relativisent encore trop les dangers liés à l'absorption de deux verres d'alcool. 77% des conducteurs considèrent que c'est dangereux, ils sont pourtant 26% à déclarer le faire (ils étaient 28% en 2012). Pourtant plus de deux conducteurs sur trois possèdent un éthylotest. Seuls 9% l’utilisent...

Enfin autre constat, les Français tendent à banaliser le téléphone au volant. Ils ne sont plus que 76% à estimer que téléphone ne conduisant est dangereux contre 90% l’an dernier. Mais les pratiques, elles, n’ont pas bougé, ils sont autant à téléphoner sans kit mains libres et envoyer des SMS.

Les campagnes vont donc continuer à être déployées. La bonne nouvelle c’est que l’influence des mesures gouvernementales de lutte contre l’insécurité routière sont utiles. Près d’un Français sur deux déclare avoir été sensibilisé par les différentes communications.